Solidarité de classe avec les victimes de la répression antisyndicale

 

Solidarité avec les syndicalistes kanaks

23 militants de l’USTKE (Union syndicale des travailleurs kanaks et exploités, première centrale de Kanaky) ont été condamnés à des peines de prison à Nouméa (Nouvelle-Calédonie). Suite à un affrontement avec la police et les nervis qui avaient foncé avec un bulldozer sur le piquet de grève à l’usine Carsud (groupe Véolia) à Nouméa. L’assaut fut brutal avec recours aux flashballs et au gaz lacrymogène.

Le secrétaire du syndicat USTKE, le camarade Gérard Jodar, bien qu’absent au moment des faits, a été condamné à 1 an de prison dont 6 mois fermes comme « instigateur » et « incitation à attroupement armé » avec 5 autres responsables syndicaux.

Un syndicaliste CGT de l’énergie, Jacky Fouron, résume bien la situation et défend la solidarité internationaliste : « Dans ces circonstances, aux yeux de la puissance coloniale et du patronat local, le syndicat gêne énormément (…). Il y a depuis longtemps une violence verbale et physique contre les Kanaks, mais depuis l’élection de Sarkozy, fêtée dans les commissariats, la droite coloniale est décomplexée ». On ne saurait mieux dire.

Non à la justice d’expédition !

Annulation des condamnations !

Libérez Jodar !

 

Annulation des sanctions à l’encontre de Rodolphe Juge

Ce jeune homme est stagiaire à l’IUFM de Créteil et enseigne à La Courneuve. Ce syndiqué CGT est accusé de « violence sur agent » malgré les témoignages contraires, alors qu’il participait à une manifestation de lycéens et d’enseignants le 3 avril. Le recteur a pris un arrêté suspendant ses fonctions, bloquant ainsi sa titularisation. Le rectorat a refusé de recevoir l’intersyndicale CGT-SNES.

 

Ratier - Figeac

Dans cette entreprise, la direction est coutumière de la répression antisyndicale à l’encontre des militants et élus CGT : discriminations, tentatives de licenciements. Le directeur des ressources humaines a porté plainte contre le Secrétaire du syndicat CGT J. Philippe Couchet accusé de « menaces de mort », allégations injustifiées. Le 2 avril : 150 salariés ont débrayé pour le retrait de la plainte.

 

Solidarité avec les « Continental » !

Il faut partir de la violence capitaliste insupportable que constituent les fermetures d’usine. Les « Conti » ont fait irruption dans la sous-préfecture de Compiègne et l’ont en partie « saccagée ». 7 travailleurs ont été condamnés à des peines de prison avec sursis, dont le secrétaire du syndicat CGT, Xavier Mathieu (peine de 3 à 6 mois). Rappelons que 200 manifestants occupaient la préfecture. Xavier Mathieu a depuis vivement critiqué le silence de la direction confédérale CGT, et l’a condamnée comme « juste bonne à frayer avec le gouvernement ». La confédération, sollicitée pour sa défense, avait répondu : « On ne soutient pas les voyous ! ». Nul doute que la fracture entre la base, les syndicats combatifs de la CGT et une direction réformiste est un facteur de division à l’heure où la répression patronale et gouvernementale s’accentue.

 

Commission ouvrière URCF 

 

 

 

Non à la criminalisation du syndicalisme de lutte

 

Retour sur la stratégie du Capital et du pouvoir

Avec Sarkozy à l’Elysée, les monopoles ont fixé le cap : déréglementer totalement les conditions de vie et de travail, liquider les conquêtes sociales de 1936, 45, 68. Parallèlement avec la crise déferlante du mode de production capitaliste, il s’agit de faire payer la crise par ses victimes, les travailleurs.  

Sarkozy : démagogie et répression

Le président n’est pas avare de propos populistes. L’autoritarisme s’accompagne souvent d’une démagogie verbale effrénée. Qu’on se rappelle le « capitalisme immoral » (opposé à un capitalisme qui serait vertueux), la « punition » pour les bénéficiaires de parachutes dorés « excessifs ». Paroles qui accompagnent les actes clairement répressifs à l’encontre des acteurs des mouvements sociaux. Les plus visés sont les plus précarisés : immigrés, jeunes, licenciés, victimes du néocolonialisme, femmes.

Dans les entreprises publiques, les procédures disciplinaires se sont multipliées : EDF à l’encontre des grévistes CGT et SUD pour « coupures illégales » ou baisse de production  dans les centrales nucléaires, enseignants rejetant les directives néo-pétainistes du pouvoir dans le primaire, SNCF …

La palme sinistre de la répression allant à France-Télécom. Les conditions de travail totalement dégradées sont à l’origine d’une dizaine de suicides, le harcèlement est permanent. La répression est la réponse du pouvoir au mécontentement et à la colère des travailleurs. Colère qui suscite des ripostes violentes, réponses  à la violence quotidienne des rapports de production capitalistes (Molex – Continental).

La répression est multiforme : procès, brutalités policières, licenciements, conditions de travail insoutenables, amendes exorbitantes comme pour  les syndicalistes de classe du CGT-E/SUD  chez Dalkia, condamnés à  payer 160 000 euros  ! 

Répression qui se prépare chaque jour en amont par la surveillance, le fichage des militants ; directeur des ressources humaines, cabinets de consultants, officines privées gérées par des barbouzes internes : tout est bon pour trouver les accusations fallacieuses pour casser les luttes.

Ne nous trompons pas, le patronat et le pouvoir ont peur

A l’heure où le Capital, après de longues décennies, a réussi à casser le syndicalisme de lutte au sommet, où les bureaucraties domestiquées accompagnent « socialement » les contre-réformes du pouvoir, le Capital et le pouvoir ont peur.

En effet, les grèves nationales du 29 janvier et du 19 mars ont été suivies massivement par près de 8 millions de travailleurs. Jusqu’ici, les bureaucraties ont réussi à canaliser le mouvement par des grèves trop espacées dans le temps et des manifestations le week-end … qui ne lèsent pas les profits du Capital et s’avèrent d’une moindre efficacité. Mais les conditions d’une grève générale montent chaque jour.

Contre la répression anti-syndicale

Le principal allié de la répression, c’est le silence. Les colonnes de notre journal sont à votre disposition, signalez tous les cas à votre connaissance.

A bas la répression du Capital et du pouvoir !

Solidarité de classe !

Pour un secours rouge des syndicalistes de lutte ! 
 
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