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Pouvoir d'achat, Santé, École...
TOUS ENSEMBLE POUR CONTRER SARKOZY
Le gouvernement de SARKOZY procède à une attaque globale en régle contre les travailleurs afin d'augmenter au maximum les profits de la classe capitaliste. Il est urgent de mettre en déroute ce pouvoir, car les effets des contre-réformes du Capital deviennent insupportables;
- hausse des prix des loyers, de l'énergie,
- franchises supplémentaires sur les médicaments, les examens, les soins,
- mise à bas des droits démocratiques avec, entre autres, l'instauration du nouveau fichier ÉLOI concernant les immigrés privés de papiers et leurs soutiens,
- destruction du Code du Travail...
Ces contre-réformes limitent toujours plus les bases objectives du réformisme, qui consistait à donner des miettes aux travailleurs pour sauver le système. La guerre économique, à laquelle se livrent les monopoles sur le marché mondial, les pousse en effet à rechercher la plus-value absolue en réduisant la part des salaires dans la valeur produite par l'ouvrier, par l'augmentation des horaires de travail et des cadences.
Mais le décalage entre le volume des marchandises produites anarchiquement et la capacité de les vendre est tel que chaque monopole, face à la concurrence, doit encore réduire ses coûts de production en supprimant les acquis sociaux (par ex: avec le indirect pour la Sécurité sociale), en rognant même sur les miettes qui étaient accordées aux classes moyennes. La dégradation de leurs conditions d'existence les transforme en alliés objectifs contre la politique du Capital. Le sort des petits commerçants, employés et cadres moyens est de plus en plus lié au maintien des outils de production et des services publics, qui ne peuvent être défendus que dans un véritable front anticapitaliste.
SARKOZY n'est pas parvenu à écraser le mouvement ouvrier, comme l'avait réussi THATCHER. Cet objectif demeure, passant par l'intégration complète des directions syndicales dans le dispositif impérialiste français et se fascisation. La combativité des travailleurs dans les journées d'octobre et de novembre et la trahison manifeste des chefs redonnent des perspectives au syndicalisme de lutte de classe. Les dirigeants ont tout fait pour isoler les luttes dans chaque secteur; les travailleurs sont à même de constater que cela ne paye pas et qu'ils ont été bernés.
Le PS social-libéral, instrument des monopoles, est porteur de la même politique que FILLON-SARKOZY, ce qui explique qu'il n'est pas en mesure de de proposer une alternative et se contente de critiques formelles.
La LCR, avec le mot d'ordre du partage des richesses (sous la dictature du Capital!) ne remet pas en cause le mode de production capitaliste, qu'elle voit sans doute comme un simple système basé sur l'avarice et l'égoïsme des riches, et cherche à occuper l'espace laissé par le PCF.
Le véritable mouvement anticapitaliste se construira sur la base des luttes.
Les ouvriers constatent qu'ils ne doivent pas lier leur sort aux directions syndicales réformistes. Il leur faut maintenant s'organiser et s'unir avec d'autres couches exploiteuses sur des revendications en matière de pouvoir d'achat, sans se soucier de la compétitivité des entreprises. Les profits des entreprises sont considérables t se sont élevés en 2006 à 100 milliards d'€ pour celles du CAC40, alors que la paupérisation s'installe et que les inégalités se revenus se creusent.
L'argent existe.
On peut gagner plus en luttant plus et faire reculer le Capital.
Seule une riposte globale organisée à la base pourra déjouer ces attaques et permettre une contre-offensive.
L'URCF soutient les luttes des travailleurs et avance la seule alternative possible à l'esclavage salarié: le socialisme. retour au sommaire
La lutte sur les régimes spéciaux des retraites : Aménagement des contre-réformes ou lutte de classes? Deux conceptions opposées du syndicalisme
Le rôle du syndicat est d'analyser et de mobiliser.
La campagne de SARKOZY a été scandée par le slogan "travailler plus pour gagner plus". Certes, la direction confédérale CGT à dénoncé les dangers, mais SARKOZY élu, elle s'est inscrite dans la recherche de la "concertation", c'est-à-dire, l'aménagement des mesures néolibérales.
Le syndicalisme de lutte de classe partirait de l'analyse du capitalisme contemporain, système en crise permanente et pourrissant qui recherche le maximum de profits en détruisant les conquêtes sociales. Au lieu de cela, la direction confédérale parle "d'économie mondiale" intemporelle et sans contenu de classe.
Derrière les engagements sarkozystes annonçant frauduleusement l'amélioration du pouvoir d'achat, une direction syndicale de classe aurait décrypté: allongement du temps de travail et de durée de carrière, recherche par le Capital de la plus-value absolue, entraînant paupérisation de la majorité des actifs et des retraités et surexploitation.
Sur la base de cette compréhension, le syndicat aurait éclairé les enjeux de classe et appelé partout à la mobilisation.
Partant du fait que la convergence des intérêts des forces du travail l'emporte sur les spécificités des situations, un syndicat de classe aurait appelé à la défense du pouvoir d'achat, à l'augmentation du salaire de base et des pensions, sans charge supplémentaire de travail.
Les directions syndicales réformistes se sont contentées de leur pratiques habituelles, discussions sur des points de détails des contre-réformes, appel à des "négociations nationales" vite abandonné, "journée d'action" pour peser, refus du "Tous ensemble" autour d'une plateforme revendicative unificatrice.
La grève des transports
L'annonce du pouvoir abrogeant "sans discussion" les régimes spéciaux a radicalisé la base des cheminots et des agents RATP. Une grève nationale reconductible a été lancée. Les dirigeants confédéraux les plus réformistes de la CGT ont tenté de stopper le mouvement.
"Les travailleurs ne sont pas des gréviculteurs" déclare J.C Le DUIGOU.
L'ultime manœuvre, à la veille de la grève reconductible, étant faite par B. THIBAULT, annonçant son ralliement aux négociations d'entreprise. Signal fort, donné à SARKOZY, puisque cela signifiait clairement: abandonner les régimes spéciaux et discuter simplement de l'aménagement de la loi dans chaque entreprise.
Les médias se réjouirent, avant même son déclenchement, d'une possible sortie du conflit! La colère montait à l'égard du pouvoir mais aussi de la "Confédé". La radicalisation se renforçait! La journée du 18 octobre 2007 a été un grand succès par le nombre de grévistes.
Pour l'emporter dans une grève, l'une des conditions est d'avoir un mot d'ordre central et mobilisateur. Seuls SUD-Rail et des sections CGT ont défendu les 37,5 annuités et le maintien du régime spécial de retraites fondé sur la reconnaissance du travail de nuit, et de week-end, ainsi que la pénibilité.
Le gouvernement, derrière sa prétendue défense de "l'équité", n'avait qu'un objectif: niveler les situations par le bas.
L'URCF salue la combativité exemplaire du mouvement gréviste SNCF-RATP, transporteurs régionaux, la démocratie ouvrière pratiquée dans les AG, la volonté de beaucoup de converger avec la journée d'action du 20 novembre (fonction publique, grands monopoles privés, étudiants).
La grève de 8 jours traduisait la colère et la combativité, mais le mouvement se heurta à bien des obstacles: refus de la grève par les "autonomes", "rôle de pompier" du jaune CHÉRÈQUE, refus de la confédération CGT d'étendre les luttes et la solidarité.
Le 21 novembre, les négociations d'entreprises s'ouvraient 'Il faut sauver le soldat THIBAULT" déclaration de SARKOZY au journal Le Monde.
Quelles sont les avancées?
La contre-réforme suit son cours et FILLON prévoit les 41 annuités en 2012.
"Rien n'est acquis sur ce point" dira un négociateur CGT.
À s'inscrire dans l'aménagement au lieu de défendre les acquis, on est condamné à gérer le néolibéralisme et à aller de reculs en reculs!
Quelques pistes de réflexion
La bourgeoisie monopoliste veut annuler les concessions obtenues dans le passé grâce aux luttes de la classe ouvrière. L'expérience montre l'inefficacité de formes de luttes devenues caduques. Dans un rapport de forces difficile, accentué par l'absence de parti communiste révolutionnaire influent, d'une direction nationale syndicale de classe et de masse, la "journée d'action" montre ses limites. On ne pourra empêcher les contre-réformes sans mouvement gréviste continu, à caractère général et interprofessionnel. En effet, les luttes unies de tous les travailleurs sont le seul moyen de battre le pouvoir bourgeois. Même dans une grève catégorielle dure, on ne peut plus vaincre sur sa seule base. L'exemple positif de l'abrogation du CPE l'illustre.
Il faut mesurer, pour défendre le syndicalisme de lutte de classe, les obstacles dans nos propres rangs.
Le "syndicalisme rassemblé", c'est le moyen pour le Capital et la bureaucratie syndicale d'intégrer les travailleurs à la gestion néolibérale du capitalisme. Pas d'atermoiements, il faut dénoncer haut et fort la ligne d'aménagement, en clair de collaboration de classe.
Malgré tout, les contradictions vont aller en s'aggravant pour le pouvoir sarkozyste. Tout d'abord, le Capital a échoué dans sa volonté de briser le mouvement ouvrier (comme THATCHER le fit avec les mineurs trahis par le parti travailliste et les TUC (Syndicats: Trade Union Congress). La combativité et la colère des travailleurs restent intactes, l'aspiration au "Tous ensemble" a grandi.
Le 20 novembre a constitué l'embryon de la convergence nécessaire des luttes, pour vaincre.
Le projet de "Sécurité Sociale Professionnelle" se profile, individualisant les carrières et "mutualisant" le syndicalisme. Cette contre-réforme ouvrira un espace aux forces de défense du syndicalisme de classe et de masse.
La tenue du second forum des syndicalistes de lutte de classe, le 12 janvier 2008, attestera du besoin de reforger l'outil de défense des travailleurs au quotidien. retour au sommaire
PAROLES DE CHEMINOT
IC: Bonjour Franck, tu es cheminot et tu as participé aux luttes pour la défense des régimes spéciaux de retraite. Peux-tu, aujourd'hui, nous donner ton sentiment sur le déroulement de cette action?
Franck: D'abord, il faut préciser que le conflit a débuté par une forte mobilisation dès la journée su 18 octobre. Mais, le 13 novembre au soir, THIBAULT se rendait au ministère pour y rencontrer Xavier BERTRAND et lui demandait d'accepter le principe d'une négociation tripartite par entreprise ou branches professionnelles. Cette démarche signifiait en fait l'acceptation de la réforme imposée par le gouvernement et voulue par le MEDEF, alors que nous la jugions inacceptable et non négociable. Et ce, à la veille de l'action de grève de 24h reconductible lancée, sous la pression de la base, par l'ensemble des organisations syndicales concernées. On aurait voulu trahir qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Néanmoins, le 14 novembre, on comptait 64% de grévistes à la SNCF, 65% à EDF-GDF (centrales), et 45% à la RATP. C'est dire l'importance du rapport de force et les possibilités qu'il faisait entrevoir. Le soir même, bien évidemment, le ministre saisissait la perche tendue par la CGT et adressait une lettre aux organisations syndicales indiquant qu'il "acceptait l'ouverture de négociations tripartites par entreprise ou par branches professionnelles, avec la participation de représentants de l'État avec l'objectif d'une négociation portant sur un mois".
La CGT s'empressait de qualifier cette démarche du ministre comme un recul à porter au crédit de la "puissance de l'action" (communiqué fédéral du 14.11.2007 à 22h).
Comprenne qui pourra!!!
On reconnaît l'existence d'un rapport de force important et on va négocier en recul sur des propositions inacceptables?
Les résultats ne se sont pas fait attendre. Le 16, la participation des grévistes tombe à 33%. La CGT pousse à la reprise en parlant de suspension de l'action dans l'attente des résultats des négociations. En définitive, j'éprouve des sentiments mêlés de déception et de colère, car j'estime comme bien des camarades avoir été trahi par la direction confédérale (THIBAULT en tête) et notre fédération CGT. Ce n'est pas la prochaine manifestation "exutoire" du 22 janvier 2008 (d'ailleurs séparée de la journée fonction publique du 24 janvier qui me fera changer d'avis.
IC: D'après toi, quelles seront les conséquences sur les cheminots et l'ensemble des travailleurs?
Franck: Pour les cheminots déjà: après l'échec sur le service minimum, c'est l'âge du départ en retraite qui est mis à mal. Le pouvoir "exécuteur fidèle" des exigences du MEDEF, crée les conditions pour un nivellement par le bas. C'est la totalité du statut des cheminots que l'on projette de supprimer, comme pour EDF-GDF, les fonctionnaires etc. Le pouvoir ne s'arrêtera pas là; petit à petit, c'est l'ensemble du Code du Travail et de ses aspects protégeant tous les travailleurs qui passeront à la trappe.
L'objectif étant d'appauvrir l'ensemble des travailleurs afin de "doper" les profits.
Perspective de Combat Certes la conjoncture est difficile, mais il ne faut surtout pas désespérer; il faut refuser tout défaitisme. Car à chaque fois que le mouvement ouvrier a subi des revers, il a su trouver en lui-même les forces pour imposer des solutions plus conformes à ses intérêts.
L'avenir est dans la lutte.
La lutte unie, tous ensemble et en même temps.
Il faut trouver des formes innovantes de luttes: pourquoi pas des grèves tournantes région par région?
En même temps, pour se prémunir contre d'autres trahisons, les travailleurs doivent construire des collectifs unitaires de lutte où chacun comptera pour un, syndiqué, non syndiqué, pour conduire les luttes d'une manière efficace jusqu'à la satisfaction des revendications. retour au sommaire
École: le service public d'éducation à la moulinette des profits capitalistes...
Dans le vaste chantier de démolition des acquis, mis en œuvre par le gouvernement sarkozyste, le secteur éducatif occupe une place de choix. Il faut dire que, pour le pouvoir capitaliste, il y a dans ce secteur beaucoup de grain à moudre, tant sur le plan économique qu'idéologique. Après des années d'asphyxie progressive, au gré des "réformes" menées alternativement par le PS et par la droite pour justifier la réduction des moyens, on assiste désormais à un coup d'accélérateur brutal, qui vise ouvertement à un démantèlement radical.
Sur le plan économique, l'injonction de l'oligarchie financière européenne est claire: assez de politiques publiques, tout pour la loi du marché! Dans le cadre de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques), qui impose le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, l'Éducation nationale doit fournir son quota de suppression de postes: pour 2008, ce sont 11 200 suppressions, puis 20 000 chaque année jusqu'en 2012.
À ce rythme-là, compte tenu de la hausse démographique du nombre d'élèves liée au baby-boom des années 2 000, les leviers à actionner apparaissent clairement: réduction de l'offre de formation (cf. article sur la voie professionnelle), désengagement de l'État et privatisation (cf. articles sur l'université et sur la carte scolaire), augmentation de la charge de travail des personnels, qui passe notamment par une dénaturation de leurs métiers (au printemps 2008, le Livre Blanc produit par la Commission POCHARD devrait modifier en profondeur le service des enseignants et des conseillers d'orientation psychologues; nous y reviendrons).
Sur le plan idéologique, le capitalisme doit "gérer" la contradiction entre ses besoins en matière de qualification (pour que l'Europe devienne "l'économie de la connaissance la plus compétitive au monde", selon la stratégie de Lisbonne de 2000), et sa volonté d'asservissement intellectuel des masses et de la jeunesse. La lutte victorieuse contre le CPE de VILLEPIN, en 2006, a mis à mal ses projets de casse du CDI. Il lui faut donc agir sur les contenus pour "produire" des individus à la fois performants dans ses entreprises et malléables dans la vie sociale. C'est pourquoi il met en place, à marche forcée, le "socle commun de connaissances" annoncé dans la loi FILLON (en 2005), outil d'appauvrissement des programmes et de sélection précoce dès le collège; le "livret de compétences", quant à lui, conditionne l'élève, dès son plus jeune âge, à n'être qu'une machine à appliquer les consignes définies par le patronat, et validées par des évaluations-couperet (l'obtention du Brevet, par ex, sera en 2008 impossible sans les piliers "informatique" et "anglais de communication"...). Ce système de formation et d'évaluation par la "performance dans les compétences" s'applique également aux personnels, et permet la mise en place des promotions au mérite visant à indexer le salaire sur la volonté du chef d'établissement ou de service, se substituant aux grilles salariales collectives.
On le voit, chaque mesure prise par ce gouvernement dans le domaine éducatif est à analyser, pour la combattre, à l'aune de cette règle capitaliste; soustraire au maximum l'école de la sphère de l'intérêt général, pour l'assujettir à la loi du profit particulier.
Mais pas plus dans les écoles que dans les usines, les êtres humains ne sont ces "machines" dont rêvent les capitalistes; et chaque jour, de nouvelles luttes s'enclenchent et portent en germe la révolte de demain qui devra, pour être vraiment victorieuse, aboutir à un tout autre système économique et politique: le socialisme. retour au sommaire
Bac professionnel en 3 ans et suppression des BEP:
Un dynamitage des Lycées professionnels.
Dernier coup de force arbitraire du ministre de l'Éducation, sur injonction sarkozyste, l'annonce, fin octobre, de la généralisation du Bac Professionnel en 3 ans dés la rentrée 2008, a fait l'effet d'une bombe dans les lycées professionnels.
Créé en 1986, le cycle BEP (en 2 ans) + Bac Pro (en 2 ans) a contribué à l'augmentation du nombre de jeunes accédant au niveau Bac (11% de bacheliers en 1960, 63% en 2005). Il permet aujourd'hui à des milliers de jeunes, principalement issus des couches populaires, d'enclencher un parcours de réussite, par la remotivation en BEP et la poursuite d'études jusqu'au Bac. Ce niveau de diplôme favorisant ensuite une meilleure insertion professionnelle. Certes, le nombre d'élèves qui allaient jusqu'au Bac Pro restait insuffisant. Mais au lieu de revaloriser cette voie pour élever le niveau des qualifications, le ministre choisit de la mettre à la casse, avec l'objectif principal de supprimer un quart des BEP dès la rentrée prochaine, et donc de récupérer 25% des postes de professeurs de LEP!
Pour les élèves de collège qui n'iront pas en seconde générale ou technologique, l'alternative sera la suivante:
- 3 ans en LEP sans être valorisant, ou
- 2 ans pour préparer un CAP en apprentissage patronal;
on peut supposer que les jeunes les plus en difficultés seront poussés à cette deuxième option, mais ils se heurteront à une réalité qui est déjà connue des équipes éducatives et des familles; les patrons, même incités par les cadeaux fiscaux du plan BORLOO (1 600 € de crédits d'impôts), gardent davantage les apprentis de niveau Bac que ceux de niveau CAP (25% de rupture de contrats en CAP...)!
Combien de jeunes issus des milieux populaires resteront ainsi sur le carreau, à la suite d'une telle contre-réforme?
Combien d'incendies engendrés par cette nouvelle vague d'exclusions nos gouvernants apprentis-sorciers devront-ils éteindre par la seule répression policière.
Les militants de l'URCF partagent la colère des personnels et des lycéens qui se sont exprimés par des grèves et des manifestations en décembre. Ils s'associent pleinement aux actions de riposte lancées par des appels intersyndicaux à la grève en janvier, notamment dans l'académie de Créteil spécifiquement pour les LEP. Ils contribueront à l'élargissement de cette riposte dans un front de défense du service public d'enseignements professionnels. retour au sommaire
Mobilisation étudiante et lycéenne exemplaire contre la loi PÉCRESSE sur les universités!
Dès le mois d'août, l'URCF avait analysé la loi LRU ("Liberté et responsabilités des universités", votée en catimini en pleine période de vacances scolaires, comme une contre-réforme "posant les jalons d'une privatisation de fait des établissements du supérieur, et "soumettant les étudiants et les personnels à la loi du profit". (cf: IC n° 82 de septembre 2007). À la rentrée d'octobre, les étudiants ayant pris connaissance du contenu de cette loi, se sont engagés dans la lutte pour son abrogation en dénonçant ses trois principales dérives:
1 - la généralisation des financements privés, qui organise la vente aux entreprises de pans entiers de la formation supérieure et de la recherche, condamnant à terme les "petites" facs et filières jugées non rentables;
2 - la mise en place d'un système de gestion autocratique, où le Président d'université, devenu "PDG" d'entreprise, à en charge: budget, patrimoine, devenir des filières et recrutement de personnels dans un Conseil d'administration donnant plus de poids aux "personnalités extérieures (des entreprises) qu'aux usagers;
3 - la fin de la garantie nationale d'équivalence en matière de compétences des enseignants, de contenus d'enseignements et de validité dus diplômes.
À partir du 15 octobre, le mouvement de protestation est monté en puissance au fil des semaines, avec la participation de plusieurs dizaines de milliers d'étudiants aux AG, grèves et manifs, et le blocage d'une majorité de facs à la mi-novembre. Preuves que cette lutte a pu faire trembler le gouvernement, c'est l'acharnement médiatique "anti-blocage" qui occultait les revendications étudiantes; c'est la répression policière et administrative qui s'est abattue sur de nombreux étudiants; c'est enfin la trahison de l'UNEF, qui, imitant celle de la CGT dans le conflit des cheminots, est allée négocier avec PÉCRESSE le 27 novembre, pour obtenir quelques miettes ne touchant en rien à la loi LRU (1 milliard d'€) de plus par an jusqu'en 2012, financés par la vente de 3% d'EDF, sans aucune création de postes, et 21 €de plus par mois pour 100 000 étudiants boursiers...)
L'URCF salue le courage de ces jeunes qui ont su résister pendant deux mois, avec souvent un haut niveau de conscience politique (nous saluons les étudiants qui ont su inviter dans leurs assemblées des travailleurs cheminots, montrant le chemin de la convergence des luttes); dès janvier, nos militants seront à leurs côtés pour impulser la nécessaire riposte globale aux attaques gouvernementales. retour au sommaire
Suppression de la carte scolaire: Le choix des riches et le reste aux pauvres...
Lors de la conférence de presse du 11 décembre 2007, le ministre de l'Éducation a signé l'acte de décès de la carte scolaire, dont l'agonie avait été préparée dès juin 2007, avec ses "assouplissements" c'est-à-dire avec 22 000 dérogations supplémentaires accordées à des élèves de collèges et de lycées. Sans donner aucun bilan des effets de cet assouplissement sur le fonctionnement des établissements concernés.
DARCOS impose désormais à l'administration de "répondre favorablement à toutes les demandes de dérogation à la carte scolaire dès lors qu'il y aura de la place dans l'établissement souhaité".
Le ministre se garde bien, toutefois, de préciser ce que signifie, pour un établissement, "avoir de la place" (des classes de 40 élèves, pourquoi pas?); il peut donc envisager des "surnombres" dans l'attribution de dérogations selon des critères qui "favoriseront la mixité sociale" (sic!): les élèves boursiers et handicapés, n'en doutons pas, seront accueillis à bras ouverts et dans les meilleures conditions, au sein d'établissements désormais soumis à la loi de la concurrence et relevant d'une logique d'école privée! Pour "les 30 collèges qui perdront 10% de leurs effectifs en 6è" (vus dans sa boule de cristal?), le ministre se veut magnanime: "J'augmenterai le nombre d'adultes, et j'inciterai ces équipes renforcées à s'appuyer sur un projet pédagogique innovant". Des collèges en ZEP privés de leurs meilleurs élèves, des personnels précaires appelés en renfort au dernier moment, des équipes "incitées" à faire des miracles, sous peine de voir leur établissement fermé au bout de 3 ans, voilà qui promet, en matière de réussite scolaire, pour les enfants des familles populaires!
Sérieusement, nul besoin d'être devin pour prévoir les effets désastreux de cette mesure: la suppression de la carte scolaire conduira, comme en Belgique ou aux Pays-Bas, à un renforcement de la ségrégation scolaire et sociale.
Les capitalistes veulent un système scolaire qui soit à l'image de leur jungle sociale: une école à plusieurs vitesses, favorisant les plus favorisés et stigmatisant ceux qui ont le moins.
En défendant résolument le principe de carte scolaire, l'URCF s'inscrit donc pleinement dans cette lutte contre le système capitaliste. retour au sommaire
LE GOUPILLON CONTRE LA LAÏCITÉ
SARKOZY a été promu "chanoine" à Saint-Jean de Latran comme autrefois les rois de France.
Notre nouveau chanoine a livré le fond de sa pensée anti-laïque, SARKOZY a vanté la
"filiation catholique de la France": "Comme Benoit XVI, je considère qu'une nation qui ignore l'héritage éthique, religieux, spirituel de son histoire commet un crime".
Les défenseurs de la laïcité seront-ils passibles d'une condamnation devant les tribunaux pour "crimes"? "L'espérance est une des questions les plus importantes de notre temps"!
Rappelons que SARLOZY, en tant que président, est garant des lois séparant les églises de l'État. Pourtant son discours a été rédigé par un membre du clergé catholique; ce n'est plus la "séparation" mais la subordination!
SARKOZY s'est d'ailleurs déclaré : "solidaire de ceux qui souffrent de la loi de 1905"
instituant la laïcité et mettant fin aux ingérences grossières de l'église dans l'État.
Le chanoine, amant de Carla BRUNI (l'Église catholique est "tolérante" quand il faut) poursuit son attaque contre les piliers traditionnels de la laïcité: les instituteurs. "Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance."
La chasteté comme "radicalité du sacrifice", espérons pour notre chanoine qu'il n'ira pas jusque-là! L'attaque contre les instituteurs vise bien l'école publique et laïque et prône une conception éducative de la jeunesse instrumentalisée par la religion et le clergé!
Ce national-catholicisme fut, outre l'ancien régime monarchique, la marque du fascisme pétainiste. C'est la forme locale du néo-conservatisme américain qui appelle à la croisade contre "les États du mal" et prône l'obscurantisme le plus étroit, comme l'interdiction de diffuser les vues de DARWIN!
Les catholiques sont appelés "à participer à la pacification de l'hexagone" (quant on parlait de croisade!). Formule qui contient sa dose d'abjection; va-t-on donner des pouvoirs et privilèges accrus à une communauté pour s'opposer aux habitants des cités, maghrébins et africains? La pensée (cachée) apparaît quand aussitôt SARKOZY fait référence à la nécessité pour les catholiques de "soutenir le grand dessein méditerranéen" c'est-à-dire le redéploiement de l'impérialisme français vers une zone euro-méditerranée. Une fois de plus, c'est l'alliance du sabre et du goupillon!
L'idéologie national-catholique prônée par le très réactionnaire Charles MAURRAS visait plus à l'encadrement et à la soumission des masses à l'ordre capitaliste qu'à la "spiritualité". Il en est de même pour SARKOZY, qui confronté à son échec croissant, n'a d'autre recours que l'arme éprouvée (mais aussi éculée) de 'l'opium du peuple" (MARX).
Les marxistes-léninistes, tout en défendant les principes démocratiques laïcs, porteront haut et fort la défense du matérialisme scientifique contre la résurgence de tous les obscurantismes et appellent, dans la lutte pour se défendre au quotidien, à refuser les ingérences inadmissibles des églises de toutes nature, dans le domaine personnel et politique. Plus que jamais, les militants de l'URCF savent que l'avenir d'émancipation terrestre passe par la lutte révolutionnaire pour le socialisme. retour au sommaire
Comment le Capital paupérise les travailleurs.
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