VIE CHERE, BAS SALAIRE, RIPOSTE POPULAIRE
EDITO
Notre Président-monarque a le sang chaud, et accumule les écarts de conduite, pour le plus grand bonheur des caricaturistes. Il ne supporte pas qu’on refuse de lui serrer la main ; il ne supporte pas qu’un Conseil Constitutionnel l’empêche, dès maintenant, d’enfermer à vie des individus présumés dangereux ; il ne supporte pas qu’on traite la scientologie comme une secte… Et voilà que ses frasques, ses décisions irréfléchies, et l’étalage de sa vie privée, le rendent désormais insupportable aux yeux d’une majorité de Français, d’après les récents sondages.
Les vautours du Capital servis par Sarkozy
Il reste cependant, pour la bourgeoisie capitaliste, la carte maîtresse sur laquelle elle a misé, et qui lui a déjà rendu de bons services, par ses premières contre réformes. Dans un contexte de crise aggravée du capitalisme, où s’exacerbent les contradictions entre recherche effrénée du profit et aspirations au progrès social, les dirigeants des monopoles ont besoin d’un représentant autoritaire et manipulateur qui serve leurs intérêts. Pour prospérer davantage (les profits des sociétés du CAC 40 ont augmenté de 40% l’an dernier !), les quelque 300 000 oligarques de la finance drainent des sommes toujours plus importantes destinées à produire toujours plus de gains boursiers. Mais ces sommes ne tombent pas du ciel : elles viennent essentiellement de la plus-value* réelle dans les entreprises, augmentée de façon absolue par la pression sur les salaires et l’allongement du temps de travail ; elles viennent aussi de l’augmentation des taxes directes et indirectes, de la casse des systèmes de protection sociale et de la privatisation des services publics, pour pressurer toujours plus les revenus du travail ; enfin, l’inflation scandaleuse des produits alimentaires (entre 5 et 48% de hausse sur les produits laitiers et céréaliers au cours des 4 derniers mois !), accentue encore l’écart entre l’oligarchie financière et la masse paupérisée des travailleurs. L’URCF a montré, depuis plusieurs mois, que toutes les mesures néolibérales mises en œuvre par le gouvernement sarkozyste, répondent à cette voracité des capitalistes, en aggravant la surexploitation et la misère des travailleurs. Ces mesures ont déjà posé les jalons d’une société plus répressive et « excès » du capitalisme, mais sa véritable nature.
Le syndicalisme de lutte de classes et de masse : outil indispensable de défense des travailleurs
Face à ces coups portés contre eux, les salariés sont de plus en plus nombreux à refuser la résignation, et à faire entendre leur colère et leurs revendications dans des luttes souvent exemplaires. Dans le secteur privé, y compris dans des branches jusque-là peu touchées par la mobilisation (grande distribution, presse, cosmétiques, agroalimentaire), ils ont su montrer leur force de résistance par des grèves parfois de longue durée (16 jours de grève au magasin Carrefour de Marseille !) pour la défense de leur emploi et de leur pouvoir d’achat. C’est sur cette base des mobilisations ouvrières que devra se reconstruire un syndicalisme de lutte de classes, en opposition avec le syndicalisme d’accompagnement qui sévit aujourd’hui, y compris à la CGT : combat contre le capitalisme, au lieu de l’acceptation de « l’économie de marché » ; opposition frontale contre la politique sarkozyste, au lieu de journées de grève isolées et sans lendemain ; unification des luttes autour de revendications urgentes (salaires, retraites…), au lieu de négociations parcellaires vouées à l’échec ; pour que se généralise la solidarité de classe contre le pouvoir en place.
De l’anticapitalisme à la révolution socialiste
Le combat syndical ne peut suffire, à lui seul, à éradiquer l’exploitation capitaliste : c’est le système tout entier qui doit être renversé, et c’est d’un combat révolutionnaire qu’il s’agit, puisqu’il aboutit à une révolution sociale et politique. En présence d’un PCF devenu réformiste, la classe ouvrière devra prendre en main, sur la base des principes de Marx et Lénine la reconstruction d’une nouvelle organisation révolutionnaire. Il lui faudra éviter le piège tendu par la mouvance trotskyste. Sous couvert de « parti anticapitaliste » à fonder « d’ici un an », la LCR propose une véritable auberge espagnole politique de « tous ceux qui veulent construire autre chose que le capitalisme ». Elle abandonne au passage ses oripeaux communistes pour créer une formation qui, en fait, liera et subordonnera les anti-capitalistes et les anti-libéraux au social-libéralisme du PS (comme le montrent les élections municipales). Dans son programme, on cherchera en vain à quelle société ressemblera, structurellement, cette «autre chose » ; comme la question de la conquête du pouvoir et de l’État n’est pas posée, on devra se contenter de cette affirmation : « Nous voulons que la population puisse diriger la marche de la société et de l’économie ». « La population » qui dirige, cela veut dire, bien sûr, le patron et l’ouvrier, main dans la main, pour « partager des richesses » produites par l’ouvrier, mais appartenant encore au patron… Soyons sérieux, et voyons vers quelle impasse (à visée sans doute essentiellement électoraliste) conduit un tel projet. Au contraire, la classe ouvrière jouera un rôle dirigeant dans la construction du socialisme et dans l’abolition du capitalisme : il s’agira bien, pour elle, (et pour l’ensemble des travailleurs) de devenir pleinement propriétaire des moyens de production par la socialisation de tous les outils de production et d’échanges, dans le cadre d’une révolution qui donne la plénitude du pouvoir aux travailleurs et assure une démocratie véritablement populaire. C’est dans cette perspective que les militants de l’URCF poursuivent inlassablement leurs actions de soutien, de solidarité et d’explication auprès des travailleurs en lutte, pour que se construise, avec eux, le Parti Communiste qui les conduira à la victoire. L’URCF
* la plus-value résulte du fait que, par son travail, l’ouvrier produit plus de valeurs que ce qui lui est accordé par le patron en salaire. Il s’agit donc d’une appropriation privée par la classe capitaliste de l’ensemble des richesses produites.
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Suicide d'un sans-papiers de 19 ans à Meudon suite au rejet de sa demande d'asile
« John Maïna, un jeune Kenyan de 19 ans s'est pendu vendredi 15 février dans l'appartement où il était logé par France Terre d'Asile à Meudon. Il venait d'apprendre le rejet définitif de sa demande d'asile et, comme il l'explique dans une lettre, il refusait d'être expulsé au Kenya qu'il avait fui il y a deux ans, condamné à mort, pour des raisons ethniques. Il a préféré mourir plutôt que de rentrer dans un pays en proie à la guerre civile, où il était menacé de mort. Le 6 juillet l'OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides) rejetait sa demande d'asile. Le 21 janvier 2008, la cour nationale du droit d'asile, présidée par G. Dacre-Wright rejetait son recours. Il en a pris connaissance le 15 février et s'est suicidé le jour même à Meudon. Nous dénonçons cette situation qui rend le gouvernement français coupable de non-assistance à personne en danger, et montre les conséquences de sa politique liberticide. » Collectif des sans-papiers 92 Comité de soutien aux collectifs de sans-papiers 92. Réseau éducation sans frontières 92 . Retour au sommaire
TRAVAILLEURS PRECAIRES : S’UNIR, S’ORGANISER, LUTTER
Le capital monopoliste, confronté à la crise de surproduction, revient à des formes de surexploitation que le prolétariat avait combattues avec une certaine efficacité du temps où existaient un syndicat de lutte de classe et un parti communiste puissant. Depuis les années 80, la déréglementation du droit du travail va de pair avec la flexibilité et le recours à une main d’oeuvre privée de tout statut. La bourgeoisie peut ainsi augmenter ses profits en flexibilisant le temps de travail et en l’adaptant au besoin de la production et des commandes.
Deux tiers des emplois créés sont précaires ; rarement un CDI est proposé d’emblée. Il est maintenant courant de voir signer des contrats de 15 jours pour effectuer des tâches entrant dans le cadre de la marche normale de l’entreprise. Un grand nombre d’entre elles n’embauchent plus directement et passent par des agences d’intérim. Outre le fait qu’elles peuvent ainsi économiser des frais de gestion du personnel, elles ont toute latitude pour congédier un salarié.
Avec l’individualisation du contrat de travail, le salarié est livré seul à la merci du patron qui impose ses conditions. La fonction publique n’est d’ailleurs pas épargnée, puisqu’elle compte environ 15% de travailleurs précaires (contractuels et vacataires de l’Education Nationale, dans les hôpitaux et les collectivités locales, personnel fourni par des sous-traitants...). La Poste dispose par exemple de centres de tri appelés “centres d’entraide” ne recrutant que des intérimaires et dont la fonction première est de trier le courrier pendant les conflits sociaux à la place des grévistes.
La précarité est aussi le lot de la plupart des travailleurs immigrés qui subissent en plus celle du logement et de leur statut administratif. Ils sont victimes d’une double spoliation de la part de l’impérialisme qui pille les richesses de leur pays et exploite leur force de travail dans la métropole. La précarité touche en majorité des femmes dont les salaires restent souvent 30% inférieurs. Soumises souvent aux tâches ménagères et aux contraintes (horaires, financières) liées à la garde de leurs enfants, elles sont les plus exposées au stress, aux maladies professionnelles, aux accidents du travail. Une part importante des travailleurs est ainsi soumise à un « traitement spécial » fait d’absence de garanties, de droits syndicaux, de possibilité d’organiser sa vie personnelle.
Le patronat cherche à diviser les travailleurs entre statutaires et contractuels afin de tirer vers le bas les salaires. Ils doivent répondre par leur unité de lutte et la solidarité de classe. Les travailleurs de PSA ont montré la voie par des revendications concrètes reprises par d’autres secteurs : des CDI à temps plein pour tous, 300 euros d’augmentation, titularisation des intérimaires. Il est essentiel que les précaires s’organisent et puissent compter sur la solidarité de classe des autres travailleurs.
La question des libertés syndicales, comme celle de l’égalité des droits pour les travailleurs immigrés, est primordiale pour des mesures de justice sociale et aussi pour créer les conditions de lutte indispensable pour combattre au quotidien le capitalisme. retour au sommaire
Saluons le combat des ouvriers de Kléber-Michelin
La maison-mère Michelin (pneumatiques) a décidé de fermer son site Kléber à Toul (Meurthe et Moselle) en 2009 avec 826 postes supprimés. Le 12 février, Michelin dévoile son plan et le 13, les ouvriers de l’usine bloquent le site pour obtenir du travail pour tous. Michelin promet la création de 900 emplois d’ici 5 ans dans la région de Toul, avec un projet de nouveau centre industriel consacré à la « valorisation de produits en fin de vie » (déchets de pneumatiques…). Les ouvriers répondent à Michelin : gardons les emplois de l’usine Kléber et rajoutons les 900 emplois qu’ils prévoient de créer dans la région ! La disparition de l’usine Kléber n’est pas acceptable : un savoir-faire ouvrier est anéanti et c’est autant d’emplois en moins pour les enfants des familles des travailleurs Kléber de Toul et d’ailleurs. Le 14, les ouvriers créent le rapport de force en séquestrant deux dirigeants de leur usine. Le 15 février, les chiffres sont accablants pour Michelin casseur d’emploi : hausse de 35,3 % de son bénéfice net en 2007 à 774 millions d’euros et une nouvelle progression prévue pour 2008. Le directeur de l’usine de Toul, M. Rollin, ose rajouter que « c’est inéluctable », que les prix de revient sont supérieurs à la moyenne de Michelin, « qu’on ne peut rien faire » ! Pour les propriétaires capitalistes, peu importe le besoin de pneumatiques, le but n’est pas de produire et encore moins de répondre aux besoins matériels et sociaux de la population ; le but est de faire un maximum de profits et de les empocher ! Quand la quasi totalité des entreprises qui délocalisent réalisent d’énormes bénéfices, c’est la loi du capitalisme qui fait son œuvre. Un mot d’ordre tactique prend alors toute sa dimension : nationalisation, sans indemnité des monopoles casseurs d’emplois ! Michelin en est un, et de taille. Commission ouvrière et d’entreprise.retour au sommaire
Le petit livre (du) jaune CGT
La CGT a édité fin 2007 un nouveau Guide Pratique pour ses militants. Son titre: NEGOCIER POUR GAGNER, est évocateur de l'état d'esprit qui anime la direction confédérale. Véritable appel à la collaboration de classe, on peut lire dans le message promotionnel qui vante sa parution quelques perles particulièrement bien orientées, comme : - Ce guide tend à replacer la négociation collective au centre des enjeux de l'activité de la CGT pour faire aboutir les revendications des salariés. - Connaître et maîtriser parfaitement les règles qui permettent de négocier (…) - (…) apporter des réponses aux questions que se posent les acteurs de la négociation (…) - (…) cet ouvrage constitue une aide précieuse pour gagner de véritables avancées sociales en cohérence avec l’exigence d’un nouveau statut du travail salarié (Il est loin le temps où la CGT se fixait la tâche historique de l’abolition du salariat).
La lecture de la table des matières vient confirmer le sentiment que l'on éprouve quand on est militant avec une expérience de terrain : il s'agit bien d'une réécriture orientée, mensongère et de surcroît négationniste des rapports de classe dans la société capitaliste. Vouloir cantonner les militants syndicaux au terrain juridico-technique des "accords collectifs"ou d’entreprises, revient à vouloir enlever aux travailleurs le rôle moteur du progrès social. Il y a quelques années, à la CGT, on insistait particulièrement sur une des tâches prioritaires de tout bon militant : créer et développer le rapport des forces capable de faire plier le patronat et le pouvoir pour assurer la victoire des revendications des travailleurs ! Aujourd'hui, on voudrait nous faire croire qu'un bon technicien de la négociation aurait la puissance des millions de travailleurs qui, dans les luttes sociales et politiques, et parfois même au prix de leur propre vie, ont arraché des avancées vitales pour l'ensemble du prolétariat : droit d'association, journée de 8 heures, les 40 heures hebdomadaires, les congés payés, la Sécurité Sociale, le statut de la fonction publique, les conventions collectives, les comités d'entreprise, les nationalisations de 1945, la reconnaissance de la section syndicale à l'entreprise, etc. La véritable source des inégalités, de la mise en concurrence entre salariés, mais aussi du chômage et de l'enfoncement dans la misère d'un nombre toujours plus grand de familles populaires, c’est bien cette société capitaliste qui, pour exister et pérenniser le pouvoir et les privilèges de cette caste parasitaire qu'est la grande bourgeoisie, se paye "sur la bête", c'està- dire sur le travailleur dont la vie progressivement se transforme en enfer au fur et à mesure qu'augmentent les dividendes des actionnaires. Mettre les négociations au centre de l’activité syndicale, c’est accompagner socialement le néolibéralisme, comme le prouve le résultat très maigre des négociations actuelles. On aura beau connaître et maîtriser parfaitement les règles (préétablies, d'ailleurs, par les patrons eux-mêmes) qui permettent de négocier, ce n'est pas comme ça que l'on changera cette réalité. Les négociateurs syndicaux, ceux qui sont en contact permanent avec la base, se posent légitimement la question de l'efficacité pour gagner, et ils savent que cela passe par la lutte, la grève, les manifestations. La réponse était donnée par les cortèges de manifestants il n'y a pas si longtemps que ça: "c'est pas à l'Élysée, c'est pas à Matignon, c'est pas dans les salons que nous aurons satisfaction. Il faut lutter, se syndiquer, C.G.T !"et si quelque Bernard, Jean-Claude ou autre Maryse, préfèrent le confort douillet des fauteuils du Medef ou des ministères, qu'ils s'y installent ; le syndicalisme n'en souffrira pas, bien au contraire ! De plus en plus de militants (re)commencent à comprendre que le résultat d'une négociation est directement lié au rapport des forces préalablement établi. Les plus efficaces des "techniciens de la négociation" ne sont pas assis à la table du patron, ils sont cette masse en lutte et de plus en plus consciente qu'elle n'a rien d'autre à perdre que ses chaînes. Ensemble et en grève, c'est la seule aide précieuse pour gagner de véritables avancées sociales! CL- CGT. Intervention Communiste n° 85, Mars Avril 2008 retour au sommaire
GRANDANGE, SARKOZY, CAPITALISME
Depuis 30 ans, comme dans bien d’autres régions, l’industrie lorraine a subi dans la douleur nombre de restructurations. Les vallées ouvrières ont vu du jour au lendemain cesser leurs activités, contraignant ainsi des milliers de travailleurs au chômage avec tout le cortège de malheurs que cela entraîne. Le site métallurgique de Grandange est le seul qui ait encore échappé à cette machine infernale à broyer les hommes qu’est le capitalisme.
En 1999, décidant que le type d’acier produit à Grandange n’avait pas d’avenir (alors que le même est encore produit en Allemagne), Francis Mer, alors PDG du groupe, allait vendre l’aciérie au groupe Mittal Steel pour LE FRANC SYMBOLIQUE. Puis ce fut la fusion entre Arcelor et le groupe indien Lakshmi-Mittal. Mais par manque d’investissements, dans le but de produire à moindre coût, l’outil de travail s’est dégradé. Si l’on ajoute, entre autres, le choix de quitter EDF pour un opérateur privé, ce qui a engendré un surcoût de 40 millions d’euros, on comprend mieux la situation actuelle.
Ces « difficultés » servent de prétexte pour condamner le site de Grandange au bénéfice de sites, notamment allemands. Un bel exemple de contradictions inter impérialistes réglées sur le dos des travailleurs.
C’est début janvier que Lakshmi Mittal a dévoilé son plan prévoyant 600 suppressions de postes sur 1000, prétextant une perte de 36 millions d’euros ; mais, le 13 février, il annonçait des profits records générés par son groupe N° 1 mondial de l’acier (7,5 milliards d’euros) en hausse de 30 % par rapport à 2006 ; l’investissement nécessaire pour la modernisation de l’aciérie ne représente même pas 1 % des bénéfices et moins de 10 % des dividendes que va engranger la famille Mittal.
C’est alors que Sarkozy entre dans la danse et vient en renfort. Après une rencontre fin janvier avec le président, Laskhmi Mittal annonce que tous les salariés seront reclassés. Aussitôt le zorro-Sarko s’invite à Grandange, bien que sa présence n’ait pas été souhaitée, pour déballer dans un discours, un flot de démagogie incroyable promettant notamment « une prise en charge de l’État de tout ou partie des investissements nécessaires » pour maintenir l’usine en activité. Il a d’ailleurs été vite démenti le lendemain par son ministre des finances. Interrogé le surlendemain, le PDG d’Arcelor a refusé de commenter, c’est dire…
Décidément Sarkozy en bon VRP de la grande finance promet tout et n’importe quoi, pourvu que ça puisse calmer la contestation et étouffer la lutte. Mais sa tentative n’a trompé personne. Des syndicalistes ont jugé son discours ni construit, ni réfléchi, et démagogique. Simplement un coup médiatique pour marquer l’opinion qui lui est de moins en moins favorable.
Au vu des profits colossaux du groupe, certains syndicats et responsables politiques de gauche jugent le sort réservé au site de Grandange comme ILLEGITIME. Mais qu’y a-t-il de légitime aux yeux du patronat ? Uniquement la recherche du profit maximum et immédiat en exploitant le travail humain. C’est sa seule légitimité et ce au mépris du sort des travailleurs, qui comme les citrons sont jetés une fois bien pressés. Par contre, la seule mesure réellement LEGITIME consisterait à nationaliser le site sans indemnité pour les patrons et d’étendre cette disposition à tous les monopoles. retour au sommaire
GT Logistics : Une affaire qui touche tous les travailleurs
Les ouvriers et employés de ce sous-traitant (stockage) de Turbo Méca (fabrication d’hélicoptères/Landes) débrayent pour leur salaire en février. En réponse, le patron leur propose de signer un contrat qui leur donne mille euros, s’ils s’engagent à ne plus arrêter le travail toute l’année ! En clair, il achète leur droit de grève, seule arme dont disposent les travailleurs pour se défendre dans l’entreprise, profitant ainsi de la misère des salaires qu’il leur verse ! Cynisme et mépris patronal ! Les ouvriers s’engagent dans la lutte et leur combat est le nôtre. Il appelle la solidarité de tous les travailleurs. Solidarité de classe avec les grévistes de GT Logistics ! (les suites dans le prochain journal ou sur notre site…). retour au sommaire
Société Générale Le Capitalisme est un parasitisme
La Société Générale fut la première des banques de dépôts (nationalisée en 1945) à être privatisée en 1987 par le Gouvernement de cohabitation de Jacques Chirac (sous la présidence de la république de F. Mitterrand). Quelques années auparavant, en 1984 et en 1985, le ministre des finances Pierre Bérégovoy avait fait voter par le Parlement deux lois de déréglementation de l’activité bancaire et des marchés financiers, dans l’optique du marché unique européen. Ces changements auguraient pour l’avenir l’absence de contrôles et de maîtrise de l’État bourgeois concernant les flux de capitaux entrants et sortants (contrôle des changes). Ce fut le début de la déréglementation des établissements bancaires, qui allaient passer d’une mission de service public à celle d’une entreprise privée dont le but était désormais d’exploiter une clientèle pour faire un maximum de bénéfices. Les banques ont peu à peu fait supporter aux usagers de leur établissement le paiement des services qui étaient autrefois effectués gratuitement. Dans le passé, l’activité et les résultats d’un établissement bancaire comme la Société Générale provenait, pour une grande part, des crédits consentis aux entreprises et aux particuliers, de l’escompte et du réescompte des effets de commerce, des commissions sur les opérations de bourse faites pour le compte de particuliers ou d’entreprises, de la vente et de rachat de devises, du marché de l’or, de crédits à l’exportation de marchandises des entreprises. Par contre, l’établissement bancaire n’apparaissait que très peu en acteur sur le marché financier, sauf s’il était mandaté par des clients importants. Les bénéfices de l’entreprise étaient générés par l’activité bancaire classique et de plus étaient reversés au trésor public en raison du statut public de la banque. L’opération de privatisation, décidée par le gouvernement d’alors, va mettre sur le marché boursier des millions d’actions qui seront pour la plus grande part souscrites ou rachetées par des investisseurs institutionnels (banques, assurances, fonds de pensions). C’est ainsi qu’aujourd’hui 40% du capital de la Société Générale est détenu par des fonds de pension anglo-saxons. La particularité de ces fonds réside dans le fait qu’ils exigent des retours sur investissement en progression minimum de 15% à 20% chaque année, et qu’ils menacent à tout moment de vendre si leur rendement n’est pas atteint. Ce chantage permanent et la minorité de blocage qu’ils représentent leur donnent une voix prépondérante dans la stratégie de l’entreprise. La recherche du profit maximum pousse les directions bancaires à prendre de plus en plus de risques dans les opérations financières et à spéculer sur des marchés d’indices engageant des sommes énormes. Plus de 600 traders (opérateurs de marchés) sont employés à la Société Générale, et sont contrôlés par près de 2000 personnes. A propos du trader de cette banque en cause, on peut se demander comment un seul individu aurait pu engager la banque pour 50 milliards d’euros, sans que personne s’en aperçoive pendant près d’un an et que lui seul ait fait perdre 4.9 milliards d’euros ! Sachant que la banque était très engagée dans les crédits immobiliers américains (piégeant les ménages américains jugés fragiles financièrement), la direction reconnaît une perte de 2.1 milliards dans ses résultats. On peut légitimement se demander si le trader incriminé n’est pas le bouc émissaire idéal qui permet ainsi à la Société Générale d’éviter de faire la lumière sur ses véritables responsabilités. Le système bancaire mondial tout entier participe du cancer financier qui touche tous les pays, et, dans le même temps, aggrave la contradiction entre les besoins et les milliards investis dans la spéculation (1 500 milliards d’investissement par jour). Les bénéfices faits par les 40 entreprises les plus importantes de la bourse de Paris sont chaque année plus colossaux ; ils traduisent un énorme degré d’exploitation des salariés qui vivent de plus en plus difficilement. Pour améliorer leurs profits, les patrons et pas seulement ceux du CAC 40 rognent sur les salaires, diminuent les effectifs, remettent en cause leurs cotisations sociales en les faisant de plus en plus supporter par les salariés et le budget de l’État. Les projets du gouvernement Sarkozy de TVA sociale vont être mis en chantier dans quelques mois si les travailleurs ne sont pas mobilisés rapidement. Cette politique de financiarisation de l’économie est insupportable par ses conséquences, car elle conduit à la délocalisation des entreprises quand ce n’est pas à la liquidation d’activités industrielles importantes qui précarise des régions entières. Depuis le début de l’année les médias, peu enclins à relater les entreprises en grèves, sont obligés de parler des conditions de vie difficiles de la population et des actions qui sont menées pour l’augmentation du pouvoir d’achat. C’est le signe que les choses commencent à bouger, que malgré la campagne d’intoxication, un espoir naît dans la tête des travailleurs ! Faisons en sorte qu’ils ne soient pas déçus. retour au sommaire
HOMMAGE A GEORGES HABACHE Héros du combat anti-impérialiste
Georges Habache, fondateur du Front Populaire de Libération de la Palestine, s’est éteint le 26 janvier à Amman, à l’âge de 81 ans. La disparition de ce dirigeant révolutionnaire aimé du peuple est une perte immense pour la Palestine, à laquelle il consacra sa vie.
Ayant vécu dans sa chair la spoliation de son peuple par l’occupant sioniste, il édifia une organisation de lutte, ayant pour guide le marxisme, dont il fut le Secrétaire Général jusqu’en 2000. Lié aux masses et partageant leurs souffrances dans les camps et sur le Front, il porta également la cause palestinienne sur le terrain de l’opinion internationale, par des opérations spectaculaires visant des avions de ligne israéliens.
A côté de la lutte militaire et politique contre l’armée et les colons sionistes, il combattit également les dirigeants vendus des pays arabes, alliés de l’impérialisme et traîtres à la cause des peuples. Le régime Hachémite jordanien ne s’y trompa pas et réprima dans le sang la population réfugiée et ses organisations, jusqu’à interdire le drapeau palestinien sur son territoire. Intransigeant quant aux intérêts nationaux, Georges Habache défendit fermement le droit pour les Palestiniens de créer leur État avec Al Qods pour capitale, le droit au retour des réfugiés, l’évacuation des territoires occupés.
Habbache s’opposa à contre-courant des tendances aux accords de capitulation d’Oslo, tout en cherchant à préserver l’unité de la Résistance palestinienne, en premier lieu de l’OLP. L’URCF adresse ses condoléances au FPLP et au peuple palestinien et leur apporte sa solidarité internationaliste. retour au sommaire
Ratification du Traité de Lisbonne : répondre au coup de force par la force des luttes
Le 7 février, trois jours après la réunion du Congrès à Versailles, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi autorisant la France à ratifier le Traité de Lisbonne. A plusieurs reprises, l’URCF a dénoncé le putsch institutionnel qu’a constitué cette procédure, visant à faire passer en force la copie conforme du Traité constitutionnel européen qui avait été rejeté massivement lors du référendum de mai 2005 (cf IC n° 83 et sur notre site www.URCF.net ).
Le 4 février, à Versailles, nos militants ont participé et distribué un tract au rassemblement de protestation regroupant une cinquantaine d’organisations antilibérales. Mais ils étaient sans illusions quant aux chances d’infléchir le vote des parlementaires, l’UMP, le Modem et le PS étant unis dans le même soutien à ce Traité dicté par les bourgeoisies monopolistes de l’UE.
A cette occasion, d’ailleurs, la direction du Parti socialiste s’est vautrée dans l’indignité par son hypocrisie manœuvrière : abstention au Congrès, pour laisser passer la majorité des 3/5èmes requise ; puis vote à l’Assemblée en faveur de la ratification, mais accompagné d’une motion demandant un référendum - motion qui ne pouvait qu’être rejetée - pour affirmer finalement : « C’est l’UMP qui prendra ses responsabilités de ne pas consulter à nouveau le peuple » (dixit J-M. Ayrault). Tartuffe n’aurait pas fait mieux…
En distribuant leurs tracts, les communistes de l’URCF ont souhaité rappeler les cibles indissociables contre lesquelles la résistance doit être menée : non seulement contre le Traité de Lisbonne et les traités précédents, mais au-delà, contre l’UE, comme instrument de liquidation des conquêtes sociales, et comme superstructure impérialiste porteuse de répressions et de guerres.
Partout où nous luttons, faisons entendre ce mot d’ordre : contre la politique du Capital, la France hors de l’UE ! retour au sommaire
Résistance à la collaboration de classe : l’exemple de l’UD 62 de la CGT
Le prochain congrès de l’UD 62 de la CGT (juin 2008) sera, à n’en pas douter, un moment fort de la lutte pour la renaissance du syndicalisme de classe et de masse. Les syndicalistes CGT sont de plus en plus nombreux à prendre conscience de la nécessité de coordonner leurs actions contre l’orientation collaborationniste de la direction confédérale.
C’est ainsi que des militants de l’UD du Pas de Calais ont rédigé et diffusé largement (début février) un document préparatoire au congrès. Ce document fait le bilan sans concessions du « syndicalisme rassemblé », de négociation, bureaucratique et anti-démocratique prôné et pratiqué par la direction confédérale. Un bilan d’échecs et de régression sur toute la ligne !
Le document propose également des éléments essentiels d’une plateforme revendicative mobilisatrice et unifiante. Bien évidemment, ce document appelle amendements et enrichissement, dans les luttes, par les travailleurs mobilisés autour de leurs intérêts matériels et moraux. Mais, c’est bien une contribution substantielle à la lutte pour la renaissance du syndicalisme de classe et de masse
Quelques extraits
« Des militants ont, à travers ce document, analysé et traduit leurs inquiétudes sur la ligne et la dérive engagées par la CGT départementale depuis plusieurs années. C'està- dire un secrétariat/bureau d’UD qui s’est appuyé sur la seule direction confédérale de la CGT, c'està- dire sans axe revendicatif autre que les 38 propositions.
Celles-ci n’amènent ni à la lutte pour gagner les revendications prioritaires, ni à combattre le capitalisme pour un changement de société. Elles sont des accompagnements du capitalisme dans un modèle sociétal européen, dont la construction ne peut être que réactionnaire et antisociale.
Qui dit accompagnement ne dit pas soumission, mais qui dit accompagnement ne dit pas non plus luttes contre. Et c’est bien cette réalité objective que nous subissons, c’est cette réalité que nous avons décidé de combattre pour revenir aux statuts de 2002 de notre UD CGT : l’abolition du capitalisme, la socialisation des moyens de productions et d’échanges, pour une société sans classe …» ;
« Aujourd’hui, nous réemployons les termes : lutte de classes, classe ouvrière, capitalisme, impérialisme, réformisme, révisionnisme, social-traître, socialisation, nationalisation, expropriation, révolutionnaires… qui ont été éliminés volontairement de nos publications pour être, soi-disant, en phase, pour ne pas paraître comme « orthodoxe », mais surtout pour supprimer la notion fondamentale révolutionnaire des bases fondatrices de notre syndicat CGT. »
« … et aujourd’hui il est objectif de dire : « on lutte contre le capitalisme pour le faire disparaître, ou le capitalisme nous mettra par terre et il faudra des années pour se relever ».
Il est aujourd’hui impossible d’avoir une troisième voie. C’est eux qui gagnent sur la régression sociale avec la casse de nos droits, de nos conventions et statuts, de nos emplois et de nos salaires, de nos retraites, du temps de travail, de la santé, de l’éducation et des entreprises d’Etat… etc.
Ou alors c’est nous qui gagnons sur nos revendications en termes de besoins, d’emplois stables, de salaires décents, de temps de travail, de retraites, de fonction publique d’État, de santé, d’éducation…etc. ». « C’est ce dernier choix que nous proposons dans ce document d’orientation, un choix de luttes collectives sur la base des revendications et pour un changement de société. »
Quels axes de lutte ?
L’URCF appuie toutes les forces qui concourent à la défense et à la renaissance du syndicalisme de lutte de classes : CGT-E SUD, CLCGT, Forum syndical, métallos du Nord, UD 62… Le programme revendicatif de l’UD 62 présente de nombreuses convergences avec les axes de luttes immédiates de l’URCF, tirés de son programme « Le socialisme, seule alternative véritable au capitalisme » adopté au second Congrès de l’URCF (mars 2007).
Voici quelques unes de ces convergences :
Défense du pouvoir d’achat : -SMIC à 1600 euros nets -hausse générale de 300 euros mensuels des petits salaires et pensions
Hausse des minima sociaux. Contre la vie chère l’URCF se bat pour l’échelle mobile (indexation des salaires sur la hausse des prix).
Défense des conditions de travail :
-Transformation des emplois précaires en CDI
-Refus de l’allongement du temps de travail
-Lutte pour les 35 heures payées 40
-Lutte contre la flexibilité
-Retraite à 55 et 60 ans sur la base de 37,5 annuités
-Défense des conventions collectives et statuts dans le collimateur des monopoles
-Lutte pour démocratiser le Code du travail, attaqué depuis des années
-Interdiction du travail de nuit des mineurs et femmes enceintes
-Interdiction du travail le dimanche (sauf service public)
Défense de l’emploi : -Lutte contre les licenciements : nationalisation sans indemnités des monopoles casseurs d’emploi et des entreprises qui délocalisent
-Lutte contre les privatisations, véritable détournement de l’argent public
-Retour au service public des entreprises privatisées, sans indemnisation
-Lutte pour une politique de création d’emplois dans les entreprises publiques, en priorité pour les jeunes de moins de 25 ans et ceux n’ayant jamais eu d’emploi stable
Satisfaction des besoins vitaux : -Logement, transport, énergie, communication, école, santé exigent des services publics fondés sur la péréquation des tarifs, sans tarification préférentielle pour les monopoles.
L’URCF lutte pour l’application de la loi de réquisition des logements vides
-Abrogation de toutes les franchises et défense de la Sécurité Sociale pour une santé gratuite pour tous -Nationalisation des laboratoires pharmaceutiques afin de baisser les prix des médicaments
Pour des droits démocratiques nouveaux : -Respect du droit syndical dans toutes les entreprises, y compris les PME - Majorité aux représentants des travailleurs dans les directions des entreprises publiques
Solidarité de classe et internationaliste : -Régularisation de tous les Sans- Papiers
-Lutte contre les traités iniques de l’UE (l’URCF se prononce pour le retrait de la France de l’UE)
-Retrait de la France hors de l’Alliance Atlantique
-Dénonciation des diktats du FMI, de l’OMC, de la Banque Mondiale (L’UD 62 se prononce pour le retrait de la France du FMI, ce qui nous semble impossible sans rupture avec le capitalisme pour laquelle nous luttons).
Enfin l’URCF se prononce pour le retrait des corps expéditionnaires français en Afghanistan et Afrique, combat le néo-colonialisme de la « Françafrique ».
Ces revendications pour l’URCF constituent des axes de combat, nullement un programme de gouvernement dont les échéances seraient dépendantes des élections. Cela exige, pour satisfaire ces revendications, la conjonction des forces politiques, syndicales, associatives révolutionnaires et démocratiques, l’examen permanent des formes de luttes nécessaires à l’heure où le grand Capital par ses contre-réformes détruit les conquêtes sociales antérieures et prend l’exact contre-pied de nos revendications.
De dures luttes de classes seront indispensables, la nécessité de la grève générale y compris politique, doit frayer son chemin dans les consciences. Cela exige des progrès quantitatifs et qualitatifs dans la perception qui doit devenir majoritaire de l’impuissance du « syndicalisme rassemblé », tout juste « bon » à accompagner les contre-réformes.
Enfin, comme communistes, nous savons que la satisfaction durable et totale des besoins populaires exige la lutte révolutionnaire pour le socialisme afin de liquider l’exploitation source de misère, d’injustice sociale, de vols des richesses créées, de guerres pour le seul profit des multimilliardaires. Commission ouvrière et d’entreprise de l’URCF. retour au sommaire
Le redéploiement de l’impérialisme français
Avec Sarkozy- Kouchner, l’impérialisme français opère un réalignement sur la stratégie de guerre Us, tout en voulant sauvegarder son empire néocolonial (zone euro- Méditerranée) et conquérir des marchés sur ses rivaux, notamment l’Allemagne.
La politique européenne du nouveau gouvernement subit une modification par rapport à celle de Chirac, basée uniquement sur l’axe franco-allemand. Les contradictions s’aiguisent avec l’impérialisme allemand dans la conquête des marchés, notamment en Europe centrale et orientale.
La reconnaissance de la sécession de la province serbe du Kosovo, placée sous la tutelle de l’UE et de l’OTAN, peut être comprise comme un soutien à Bush qui dispose ainsi d’un corridor sécurisé pour acheminer le pétrole du Caucase vers la Méditerranée. L’Europe est plus que jamais l’instrument de domination des monopoles, pour jouer un rôle accru dans le pillage des peuples, en particulier des pays dits du Tiers-Monde.
En vertu du contenu militaire du Traité de Lisbonne, les États signataires s’engagent à défendre les intérêts vitaux de L’UE. Celle-ci sert précisément d’instrument militaire aux monopoles français qui n’ont plus les capacités à défendre seuls leurs zones d’influence.
Comme l’ONU, elle a aussi pour fonction de donner une façade légale ou humanitaire aux interventions et ingérences impérialistes. Ainsi, le déploiement du corps expéditionnaire Eurofor comprendra 3700 soldats dont 2100 Français. Actuellement, les troupes françaises sont déployées au Tchad (uranium et manganèse) pour sauver le régime de Déby, et former les forces de répression en Centrafrique, autre pays du pré carré français, grand producteur de diamants.
La vision de Sarkozy pour l’Afrique est d’y développer des industries exploitant la main d’oeuvre selon les besoins de la France à des prix défiant toute concurrence et en rapatriant les profits. De même, le processus d’intégration euro-méditerranéen permet la pénétration des capitaux français du Nord de l’Afrique au Moyen-Orient en accentuant leur dépendance vis-à-vis de l’impérialisme.
Sarkozy affiche également son soutien total aux préparatifs de guerre contre l’Iran et au remodelage du Moyen-Orient voulu par Bush consistant à transformer les nations en états ethniques, pour mieux les soumettre à Israël et à l’impérialisme. La bureaucratie “ouvrière” mise sur le soutien aux monopoles français au nom de la compétitivité et de l’emploi. Ce n’est pas par hasard qu’un Philippe Herzog, président de Confrontations Europe, prône un nouvel acte unique pour relancer le processus d’intégration basé sur Lisbonne. Figurent au menu la création de fonds de pension européens, l’accélération de la libéralisation, faisant de l’UE un “moteur des structurations de la globalisation”.
La politique du Capital entraîne toujours plus sûrement les peuples vers la guerre ; il appartient aux travailleurs de France de lutter contre leur propre impérialisme qui, par les surprofits qu’il retire du pillage du monde, entretient la couche parasitaire réformiste qui freine les luttes. retour au sommaire
LA CRISE FINANCIERE DU CAPITALISME
Le capitalisme contemporain voit ses profits monstrueux gonfler toujours plus avec la spéculation financière. Les échanges boursiers dans le monde sont 4 fois supérieurs au PIB mondial. En France, les tendances usuraires bien connues du capitalisme français, se reflètent dans ce fait : les échanges boursiers sont 10 fois supérieurs au PIB. L’analyse léniniste de l’impérialisme est non seulement vérifiée mais ce dernier atteint des dimensions inconnues jusqu’ici de pourrissement et de parasitisme du système. Cette nouvelle donne, contrairement aux propos de certains idéologues sociauxréformistes du mouvement altermondialiste, n’infirme pas les lois fondamentales du capitalisme. L’extorsion et l’appropriation privée de plus-value fondée sur l’exploitation de la classe ouvrière demeurent la règle. Ce qui a changé, c’est le fait que les capitaux dégagés par l’exploitation (source matérielle première), au lieu d’être placés sur l’investissement productif (rentables à plus ou moins long terme), le sont toujours plus sur des actions boursières qui assurent aux placements une rentabilité immédiate et colossale. Cette frénésie spéculative, indissociable de la nature du système capitaliste, occasionne les délocalisations, les fermetures d’entreprises, le chômage massif, la misère croissante. La polarisation sociale du capitalisme atteint un caractère extrême. D’un côté, l’oligarchie financière mondiale a vu sa fortune doubler en 10 ans, alors que la majorité de la population du globe connaît une paupérisation absolue. Les contradictions du capitalisme se renforcent chaque jour un peu plus, entre les milliards de « rejetés » du capitalisme et la clique du capital financier.
Les origines de la crise financière
En août 2007, a éclaté aux États-unis la crise des « subprimes ». Ce sont des crédits immobiliers« alléchants » qui ont été lancés avec notamment des fonds de pension et qui s’adressaient aux familles les plus modestes, afin qu’elles deviennent propriétaires de leur logement. (c’est d’ailleurs la politique de Sarkozy en France.) En effet, aux États-unis, le logement social n’existe plus. La hausse du marché immobilier s’est répercutée sur les mensualités et les intérêts à payer des « nouveaux propriétaires ». Les impayés se sont multipliés : 4 millions de familles doivent la somme colossale de 300 milliards d’euros, condamnées à une misère extrême. Les banques centrales de l’UE, américaine, chinoise ont versé en catastrophe des milliards de dollars pour éviter une faillite générale des banques et fonds de pension US. L’imbrication économique des économies européennes et chinoise avec celle des Etats- Unis est telle, qu’une aggravation de la crise dans ce pays entraînerait une crise internationale majeure du système financier. L’impérialisme français est le second exportateur de capitaux au monde et les banques françaises et certains monopoles détiennent jusqu’à 30 % des subprimes US, ce qui peut entraîner une flambée des prix immobiliers et des faillites synonymes de chômage. Depuis, la bourse enregistre des baisses spectaculaires de certaines actions. Le krach boursier menace d’exploser à tout moment !
Stratégie des monopoles : faire payer la crise financière aux travailleurs
La crise économique et sociale se renforce au point que Bush a dû favoriser l’intervention de l’État capitaliste sans rassurer totalement les milieux financiers. La crise montante se traduit par la fermeture de nombreuses entreprises, notamment PME dans le bâtiment, la montée du chômage, une inflation galopante, et les revenus des travailleurs sont frappés de plein fouet. La misère s’accroît. Confrontée dans le passé, aux récessions, la bourgeoisie a toujours prôné le renforcement de l’austérité, la réduction drastique des budgets sociaux, le recours à la hausse des impôts directs et indirects pour faire payer la crise aux travailleurs. En France, les retombées de la crise US seront importantes dans des secteurs comme l’industrie du luxe, du tourisme qui dépendent de la bonne santé de l’économie américaine. Les concentrations monopolistes s’accélèrent : la société générale est menacée d’OPA. Pour les travailleurs, les concentrations capitalistiques signifient compression du personnel et licenciements. L’économie française, contrairement aux propos lénifiants de Mme Lagarde, commence à sentir les effets de la récession. Toutes les familles ouvrières et de travailleurs sont victimes de la hausse vertigineuse des prix. L’inflation touche des produits de nécessité courante comme l’essence, les produits laitiers, les pâtes alimentaires (plus 40% en une semaine), rendant les fins de mois toujours plus difficiles. Sarkozy et Fillon obéissent aux directives monopolistes, en pressurant davantage les revenus du travail et en accordant aux détenteurs de fortunes des cadeaux fiscaux à hauteur de 15 milliards. C’est de la base des travailleurs, des sections syndicales d’entreprise que doit partir la riposte à cette offensive du capital contre la classe ouvrière. En effet, on ne saurait compter sur des bureaucraties réformistes enclines à capituler tout de suite. Défense de l’emploi, refus de l’allongement du temps de travail, hausse générale des salaires de 300 euros, telles sont les exigences de l’heure pour assurer le minimum vital. Mais on ne saurait s’en tenir aux revendications urgentes. La tâche des marxistes-léninistes est bien de relier le mécontentement et la colère à la dénonciation du capitalisme. En effet, ce ne sont pas les solutions intermédiaires qui régleront la nature même d’un système où une minorité de capitalistes s’enrichit de l’exploitation et de la misère de milliards de personnes. La question posée à l’humanité pour son émancipation et aussi sa survie est celle du renversement du capitalisme. Travaillons y dès aujourd’hui ! retour au sommaire
ACTUALITE DU MARXISME (1ère partie)
190ème ANNIVERSAIRE DE KARL MARX
L’humanité progressiste commémore le 190ème anniversaire de Karl Marx. Il est sans doute l’homme dont les idées devenues force matérielle, ont le plus contribué à transformer le monde. Sa pensée est à l’origine des révolutions socialistes et nationales démocratiques qui ont conduit au milieu du XXème siècle, à ce que 1/3 de l’humanité vive libérée du capitalisme.
De son vivant, Marx a pu déjà mesurer la justesse de sa doctrine, avec la révolution de 1848 et la Commune, première révolution prolétarienne au monde. La révolution socialiste russe d’octobre 17, la formation des démocraties populaires après la victoire de l’URSS et des insurrections nationales sur le fascisme, sont aussi son héritage.
La montée puis la victoire de l’opportunisme* et de la restauration capitaliste dans les États socialistes par des contre-révolutions bourgeoises, n’infirment nullement les enseignements du marxisme. C’est l’oubli des principes marxistes de classe, le non recours à la critique permanente de l’état existant, la non appréciation dialectique des contradictions de classe, « l’oubli » par les Khrouchtchev, Brejnev, Gorbatchev que longtemps après son renversement, la bourgeoisie poursuit, en permanence, sa lutte pour restaurer son vieil ordre de rapines et d’exploitation (Lénine).
Le combat pour continuer la Commune et Octobre 17 passe par la réappropriation par la classe ouvrière du socialisme scientifique fondé par Marx et son ami et camarade Engels.
Le matérialisme historique* : méthode scientifique d’analyse et de transformation du monde
Marx oeuvra à une révolution dans la philosophie avec sa « critique impitoyable de tout ce qui existe », « Les philosophes se sont contentés d’interpréter le monde. Il s’agit maintenant de le transformer » ! Alors que les philosophies considéraient jusqu’alors que la vérité était dans l’esprit et la conscience des hommes, Marx va montrer que la vérité dépend de leur action, c'est-à-dire de leur capacité à transformer la matière et le monde objectif et social. Marx et Engels vont refondre dans un esprit critique tout ce qu’il y avait de progressiste et matérialiste dans la pensée philosophique et scientifique antérieure, au prix d’un bond*, d’une rupture radicale.
L’histoire est l’histoire des luttes de classes, non celle évènementielle des « grands hommes », « ce sont les masses qui font l’histoire ». Luttes de classes, qui sous tous les modes de production, opposent les exploités à leurs oppresseurs : esclaves/propriétaires, serfs/ féodaux, ouvriers/bourgeois.
Le matérialisme historique est lié à une découverte conceptuelle d’Hegel*, la dialectique qui sera « remise sur ses pieds» par Marx. La dialectique est la compréhension que le monde est toujours contradictoire ; elle est l’étude des contradictions sociales, politiques, idéologiques, économiques, méthode scientifique d’analyse et de lutte pour distinguer ce qui est nouveau et progressiste (et doit être soutenu) de ce qui est caduc et réactionnaire (qui doit être combattu).
Au-delà, des phénomènes apparents, les marxistes doivent mesurer ce qui se fraye un chemin dans la société sans être forcément « visible ». Cette méthode, c’est le matérialisme dialectique. Marx et Engels, tout au long de leur vie militante et de savants, ont établi un lien indissoluble entre théorie et pratique : la praxis, généralisation universelle des luttes de classes des exploités pour transformer révolutionnairement le monde en renversant le capitalisme. L’analyse scientifique du Capitalisme Marx considère les luttes de classe des exploités comme la « locomotive de l’histoire ». Ces luttes débutent dans la lutte quotidienne (conscience en soi selon Marx), par la défense des intérêts quotidiens : droits, salaires, horaires, conditions de travail, lutte du syndicalisme contre les conséquences du capitalisme.
Dans « le Capital », Marx analyse scientifiquement le mode de production capitaliste, en partant des rapports de production et de propriété existants. D’un côté, une minorité de propriétaires de moyens de production et d’échanges (terre, usines, banques) formant la classe des capitalistes, de l’autre, la majorité des salariés, obligés de vendre leur force de travail pour vivre et privés totalement de la possession des moyens de production : la classe ouvrière ou prolétariat. Marx dévoile le « secret » de l’exploitation capitaliste : la valeur créée par la force de travail de l’ouvrier en sus de sa rémunération, c’est la plus-value, qui est accaparée par le capitaliste, engendrant le profit patronal, au détriment des intérêts populaires et des besoins vitaux.
Pour pérenniser un tel système d’exploitation inhumain, antisocial, inégalitaire, le Capital a besoin, outre les plumitifs vénaux de la presse aux ordres, des cléricaux et idéologues de la bourgeoisie, d’une machine de coercition et de répression, contrôlée par la bourgeoisie, exerçant ainsi sa dictature de classe : l’État.
Parti, révolution, socialisme
Pour se défendre, si le syndicat est important et incontournable, il ne saurait suffire pour s’attaquer au capitalisme dans la perspective d’abolition du salariat et de liquidation de l’exploitation. La classe ouvrière, son avant-garde dans les luttes doit s’ériger en parti communiste, puisque la lutte des exploités les conduira au fur et à mesure du processus de développement de la conscience pour soi, à comprendre que l’avenir de la classe ouvrière, sa libération de l’exploitation, de la misère, des guerres, sa liberté politique passe inévitablement par le renversement du capitalisme et l’édification du socialisme.
Dans cette lutte, le prolétariat doit éviter « tout solo funèbre » en forgeant de solides alliances de classes avec les autres couches de travailleurs, avec la petite paysannerie (Cf la Commune). Le parti communiste se doit de tracer les perspectives de combat, les tactiques et stratégie à mettre en œuvre pour battre le Capital. Marx, tirant les leçons des défaites du prolétariat français en 1848, a montré que le passage du capitalisme au socialisme ne peut s’effectuer par changement graduel, par évolution à coups de réformes.
L’existence du puissant État capitaliste avec son appareil de répression hypertrophié, montre que le prolétariat ne peut vaincre que par une révolution socialiste, brisant l’État bourgeois. La révolution victorieuse socialisera les moyens de production, devenus le bien de tous et créera l’État des travailleurs sous direction de la classe ouvrière. Pour lutter jusqu’au bout contre les bourgeois dépossédés, battus mais encore puissants, le prolétariat exerce sa dictature de classe dans le nouvel État.
Pour la première fois dans l’histoire, le pouvoir d’Etat est au service de la majorité de la population. La démocratie connaît un bond en avant en prenant un caractère populaire, comme l’a montré au monde, pour la première fois, la Commune de Paris. La révolution ouvrière et socialiste n’est pas seulement « nationale » par la forme, Marx a montré que les intérêts des ouvriers de tous les pays sont communs, que « l’unité nationale » profite seulement à la bourgeoisie. C’est le fondement de l’internationalisme prolétarien, magnifiquement synthétisé par Marx et Engels : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! »
Vocabulaire
Bond : l’ensemble des processus se développe par accumulation graduelle mais aussi par ruptures, bond qui amène une qualité nouvelle. Un mode de production subit des transformations graduelles mais, pour changer de mode de production il faut une rupture radicale, un bond, une révolution. Les opportunistes et les réformistes ignorent la nécessité d’une rupture et prônent une transformation graduelle… qui maintient l’ordre existant !
Opportunisme : politique de conciliation avec la bourgeoisie, d’essence réformiste quelle que soit la théorie qui l’accompagne.
Matérialisme historique : le matérialisme estime que le monde objectif (réel) et la matière sont premiers, que les idées sont dérivées, à la différence des idées religieuses et idéalistes. Le matérialisme historique est l’extension de la méthode dialectique appliquée à l’analyse et à la transformation de la réalité objective (luttes de classes révolutionnaire).
Hegel : (1770-1831) grand philosophe allemand qui élabora la méthode dialectique (étude des contradictions) ; toutefois sa pensée était idéaliste, fondée sur « l’idée d’absolu ». Marx transformera le concept de dialectique en montrant que la contradiction conduit à l’élimination de l’élément caduc d’une contradiction et à la formation d’une nouvelle contradiction, c'est-à-dire à l’histoire.
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« 190 ème anniversaire de Karl Marx »
Les 15 et 16 avril se déroulera à Moscou, une conférence internationale consacrée à l’actualité et l’héritage de l’œuvre de Karl Marx, à l’institut philosophique. Y participeront des chercheurs et des militants du monde entier ; citons des responsables du KKE (PC de Grèce), du PCOR (Russie), du PTB (Belgique). Le secrétaire général de l’URCF, par ailleurs membre du comité de rédaction de la revue soviétique « Marxism and Actually » participera aux travaux avec une intervention sur « Marx et les luttes de classes en France : enseignements théoriques et pratiques ». le texte sera disponible en brochures.
Le 16 mars, le KKE organise un grand meeting international en présence des divers partis communistes d’Europe. Pour la première fois, l’URCF est invitée et prononcera une allocution. C’est là un sérieux appui et une reconnaissance de notre action en France.
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Le CNU-MCF a tenu sa troisième assemblée générale le 16 février 2008. Cette réunion plénière avait pour objet de faire le bilan critique et autocritique d’un an d’activités du CNU comme structure unitaire des communistes. Depuis sa création, l’unité d’action entre organisations/ membres du CNU n’a jamais été totale. Campagne des présidentielles, où la majorité des organisations membres du CNU optèrent et agirent pour le refus de vote au premier et second tours ; préparation et réalisation du meeting de commémoration du 90éme anniversaire de la Révolution prolétarienne d’octobre 17. S’est exprimée en théorie et pratique sur ces questions, une minorité d’organisations prônant une ligne opportuniste de droite, constituant un courant au sein du CNU. Ce courant droitier en est venu après avoir initialement apporté son soutien à la candidature aux présidentielles de José Bové, à appeler à voter pour MG. Buffet au nom des « survivances du bolchevisme », prétendument incarnées par le PCF pourtant révisionniste et liquidateur, puis s’est rallié au second tour au vote Royal «pour défendre les revendications », en accusant les autres membres du CNU de «conciliation avec le trotskisme de la LCR de Besancenot ». Ligne répétée aux législatives. Cette déviation sérieuse des enseignements du marxisme- léninisme tend à minimiser les conséquences destructrices de la stratégie révisionnistetrotskiste synthétisée dans le rapport de Khrouchtchev au 20éme Congrès du PCUS, ligne de reniement des principes du bolchevisme de Lénine- Staline ; à présenter ainsi la « perestroïka » de Gorbatchev comme la seule responsable de la restauration capitaliste en URSS ; à définir en partant de sa politique électoraliste : le « doctrinarisme de gauche », « l’opportunisme de gauche » (dont sont accusées les organisations majoritaires du CNU) comme le danger principal sévissant dans le mouvement communiste en France. Actuellement, aux élections municipales, le courant opportuniste de droite participe à des « listes d’union anti-libérales » ou « résolument à gauche » avec le PCF révisionniste… et la LCR ! C’est la démonstration de qui, en réalité, concilie avec le trotskisme ! Pour le second tour des municipales, les opportunistes de droite annoncent qu’ils appelleront à voter pour les listes du PS, au nom de la lutte anti- Sarkozy, en n’excluant pas de participer à ces listes en fonction du rapport de forces obtenu au premier tour. L’URCF, CMC, CEL avait soumis un texte préparatoire à l’assemblée générale, afin de permettre au CNU d’avancer dans le processus de correction des insuffisances, de lutte contre la déviation de droite au sein du MCF. Cela passait pour les organisations porteuses de cette déviation, par une autocritique et une rectification de leur pratique dans le cadre du CNU. Les conséquences ne sont pas minimes, puisque des organisations se réclamant du marxisme- léninisme, de la construction d’un nouveau parti communiste subordonnent, dans les faits, leur action au courant révisionniste et trotskiste, renouent avec la stratégie opportuniste, parlementariste et électoraliste d’union avec la social-démocratie, prônée par le 20ème congrès du PCUS. Ce courant associe une phrase de gauche, révolutionnaire, et même « bolchevique » avec l’opportunisme dans la pratique, défend le principe de s’organiser au sein du parti révisionniste (un pied dedans !). Il s’agit d’une ligne de résurgence du kautskisme, qui agissait pour l’union de l’aile droite et de la gauche du mouvement ouvrier, au sein d’une même organisation. L’expérience historique a prouvé que cette ligne camouflait le ralliement de « révolutionnaires de la phrase » au courant dominant révisionniste et opportuniste, empêchait une claire démarcation et différenciation au sein du mouvement ouvrier entre les défenseurs de la révolution socialiste et les soutiens sociaux au capitalisme, entre prolétariat et aristocratie ouvrière. Considérant cette déviation idéologique et politique, comme incompatible avec le processus de construction du parti communiste marxisteléniniste qui est le but du CNUMCF, l’Assemblée génér