Contre le Capital et le Pouvoir
2009 : la France de ZOLA est de retour !
La tâche centrale de l’heure est de faire payer la crise par ses fauteurs, banquiers et monopolistes. Le constat doit être franc : malgré les luttes nombreuses, la riposte globale est insuffisante. Les capitalistes ont commencé à nous faire payer, s’attaquant massivement à l’emploi et aux salaires. La récession, prévue par IC en février 2008, est là pour de longs mois. Les plus exclus sont déjà les premières victimes. Au 21ème siècle, en France, on meurt de froid, des malades sont victimes de la loi de rentabilité financière qui détruit la santé publique. L’État capitaliste et son gouvernement pillent les revenus du travail pour le sauvetage des banques, avides de fonds de pension et de spéculations. L’école, les hôpitaux, la poste, sont voués à fonctionner, non au service des besoins populaires, mais pour dégager des profits aux usuriers contemporains. Quand le capitalisme est malade, la puissance de son appareil d’État est décuplée. La criminalisation de la jeunesse est multiforme : peine de prisons pour les mineurs dès 12 ou 13 ans, réveillon sur fond de mobilisation policière de 40 000 hommes contre les incendiaires présumés de voitures, répression et renvoi de manifestants lycéens. La restriction des libertés démocratiques s’aggrave avec le recours à l’arbitraire. Des jeunes anarchistes sont jetés en prison sur fichage et dénonciation du FBI, accusés sans preuves véritables «d’attentats contre le matériel SNCF». La télévision devient celle du «prince» qui nommera désormais ses dirigeants, sur fond, nul doute, de concours d’allégeance. La guerre est l’autre réponse barbare à la crise du monde impérialiste.
L’État sioniste se livre à une agression cruelle qui vise à détruire la résistance palestinienne, à terroriser et affamer la population civile. Des milliers de bombes sont tombées sur Gaza qui devient l’écho du ghetto de Varsovie. L’impérialisme français continue de jouer la course aux armements en vendant pour 6 milliards € d’armes lourdes au Brésil. L’intervention militaire se poursuit en Afghanistan.
Forger la riposte populaire à la hauteur.
Les «réformes» montrent que la crise ne ralentit pas la mise en œuvre de la stratégie monopoliste : détruire les conquêtes sociales du 20ème siècle, dégager le maximum de profits en surexploitant la classe ouvrière et les autres travailleurs dans l’hexagone et dans le monde. La question de la hauteur de la riposte est donc centrale. La forte mobilisation gréviste des enseignants et l’entrée massive des lycéens, avec leurs actions de rue, ont réussi à «suspendre» le projet de loi DARCOS sur le lycée. La bourgeoisie craint une révolte de la jeunesse comme en 68 ou en Grèce aujourd’hui. Prenons l’exemple de la lutte pour défendre l’école publique. Il faut travailler à fédérer les générations et les catégories professionnelles pour construire la riposte globale. Ce qui alimente la colère, c’est la mise à nu du mensonge du Capital et du pouvoir. «Les caisses sont vides», «il faut résorber les déficits publics», constituaient les phrases des gouvernants pour rejeter les revendications populaires. Depuis les 21 milliards € donnés aux banques («aides à la recapitalisation») dans l’UE, les 24 milliards pour le patronat en France, du «plan de relance» en France montrent à chacun que l’argent existe pour satisfaire les exigences des travailleurs. Le Capital se sent soutenu pour mieux dégager ses profits en cassant les emplois, en aggravant le chômage (plus 170 000 au 1er trimestre 2009). Les résistances existent avec des formes radicales de luttes : séquestration de patrons, occupations d’usines, blocage des routes, appels à la solidarité. Cependant l’expérience montre que pour faire reculer le pouvoir et le patronat, il faut un large mouvement gréviste interprofessionnel autour des revendications fondamentales : défense de l’emploi et hausse générale des salaires. Le 29 janvier, «journée interprofessionnelle de mobilisation» peut être le chant du cygne (si les bureaucraties syndicales limitent l’action) ou le point de départ de la riposte globale nécessaire, y compris la grève générale, pour imposer des reculs au pouvoir et satisfaire les revendications urgentes. Les travailleurs et les syndicalistes de classe et de masse ont une tâche d’ampleur.
Le socialisme au 21ème siècle, seule réponse populaire au capitalisme.
Les communistes doivent opérer leur travail d’avant-garde. Il faut transformer la colère en conscience anticapitaliste, forger un front anticapitaliste avec pour objectif stratégique, la révolution et le socialisme.
Cette lutte nécessite un outil révolutionnaire : le parti communiste, marxiste-léniniste. Les rencontres de l’URCF avec d’autres organisations communistes et la volonté des organisations du CNU de se fédérer montrent que 2009 peut voir des pas significatifs vers l’unité d’action, avec pour visée stratégique la fondation du parti communiste, authentiquement révolutionnaire qui, sur la base des principes léninistes de l’Internationale Communiste, devra guider la mission historique de la classe ouvrière et des forces du travail : abolir le salariat et l’exploitation de l’homme par l’homme, conduire l’édification du socialisme. retour au sommaire
Des CHIFFRES QUI ACCUSENT
CAC 40 en 2008 : 100 milliards d’euros de bénéfices !
Chaque jour 2 000 travailleurs perdent leurs emplois ! retour au sommaire
Le profit contre les emplois
Le capitalisme-impérialisme vit sa plus sévère crise. Les monopoles et l’oligarchie financière cherchent une issue capitaliste pour sauver leur système parasitaire. Contrecarrer la loi de la baisse tendancielle du profit et la surproduction (structurelle) passe par la destruction des capitaux en surplus, ceux qui ne rapportent pas le profit maximum. Sauvegarder la loi du profit maximum passe par les rachats, les fusions, la ruine des concurrents, les fermetures d’usines, les licenciements ou les suppressions d’emplois (et pire les guerres). Un arsenal qui signifie encore la misère pour le peuple-travailleur. En France, la politique des créneaux (avec l’Allemagne) avait déjà conduit à la suppression de millions d’emplois, mis à terre son outil industriel et spécialisé le pays dans le tourisme, le luxe, la banque et l’armement. Le prolétariat n’a que la vente de sa force de travail pour vivre. Son intérêt et celui de son parti est de refuser la moindre suppression de poste. Zéro licenciement ! Zéro suppression d’emploi ! Zéro fermeture d’usine !
Renouvellement et transformation des CDD en CDI !
Le chômage partiel (ou chômage technique) est une autre arme très profitable au Capital pour baisser les salaires (de moitié !) et adapter la production aux besoins du marché. Ainsi en abaissant au maximum les stocks, les entreprises (les conseils d’administration) améliorent le ratio de rentabilité financière de fin d’année pour mieux payer les actionnaires demain. Le chômage partiel n’a aucune raison d’exister au regard des profits que les entreprises engrangent hier, aujourd’hui, demain : en 2008, 100 milliards € de bénéfices au CAC 40, 230 milliards de dividendes versés aux actionnaires, rémunérations des grands patrons augmentées de 60%.
Souvent, en préalable, le choix des congés ou RTT non utilisés sont imposés par le patron. Enfin le chômage partiel est financé avec les fonds publics des Assedic (assurance chômage), c’est-à-dire payé avec les cotisations prélevées sur tous les travailleurs : 170 milliards € octroyés par les Assedic pour payer le chômage partiel en 2008. Seulement 1% des dividendes versés suffirait à maintenir l’activité de cette fin d’année. Cette escroquerie organisée par la bourgeoisie consiste à gagner en productivité, en flexibilisant l’outil de travail, en prenant les congés, les RTT, les récupérations des salariés, en ayant recours au chômage partiel pour que demain, l’outil de production tourne à plein régime, quitte à allonger le temps de travail du salariat pour créer plus de profits et remplir leurs coffres-forts. Les jours non travaillés doivent être payés entièrement par l’entreprise.
Les patrons créent cette situation, ils doivent payer !
En France, plus 40 000 privés d’emplois (de catégorie 1) en octobre, plus 60 000 en novembre ! Bientôt des centaines de milliers… Par la lutte, sauvetage de tous les emplois ! Même les suppressions d’emplois «sans licenciements» (par exemple en préretraite payée par l’impôt sur les travailleurs) doivent être combattues une par une. Ce sont nos emplois pour vivre aujourd’hui, demain ceux de nos enfants, c’est notre intérêt de classe. Quand on prend des coups, le premier réflexe est de baisser la tête et de survivre. Mais l’exploitation du travail a une limite objective. Quand les ouvriers relèvent la tête, la grogne peut se transformer en luttes et les luttes peuvent engendrer des situations révolutionnaires. D’où l’importance des grèves paralysant la production dans la durée pour faire reculer le Capital sur nos revendications immédiates, dans la perspective stratégique.
Le chômage partiel est une autre arme du Capital pour baisser les salaires retour au sommaire
LA POSTE DOIT REDEVENIR PUBLIQUE AU SERVICE DES BESOINS POPULAIRES
L’annonce de la transformation de La Poste en société anonyme marque une étape importante dans le processus de privatisation et de destruction du service public postal, commencé il y a une vingtaine d’années. En devenant propriétaire de parts du capital qu’il pourra céder, l’État ouvrira encore plus La Poste aux appétits du capital financier. Déjà, de nombreux accords de partenariat avec des monopoles publics et privés, des acquisitions et associations à l’étranger, ont fait du groupe La Poste une multinationale assoiffée de marchés et de profits. Comme à France Télécom, dissociée des PTT par la réforme du ministre PS QUILÈS, le changement de statut vise à donner au privé les secteurs les plus rentables, à détruire ce qui reste du statut et des acquis du personnel et à abandonner les missions de service public qui ne rapportent pas assez de profits. Par exemple, le courrier basé sur la péréquation tarifaire et distribué six jours par semaine, est directement menacé, particulièrement dans les zones rurales et les quartiers populaires.
Pour les usagers, la privatisation entraîne des hausses de plus en plus fréquentes de tarifs, des suppressions de guichets et l’allongement des temps d’attente, la baisse de la qualité du service et de l’accessibilité (de plus en plus de bureaux ne sont joignables qu’en composant un numéro court à 0,15 €/minute). Par contre, les grandes entreprises bénéficient de tarifs et de services avantageux, de guichets réservés...
La fermeture de milliers d’établissements postaux contribue à la désertification des régions, à la destruction du lien social et à l’augmentation du chômage. Déjà 40 000 emplois ont été supprimés en 5 ans, d’autres suppressions sont prévues. Le personnel est soumis à la course à la productivité, les guichetiers sont poussés à vendre le maximum de produits financiers et de gadgets (chèques cadeaux, articles de carterie...), subissent la pression des chefs et la colère compréhensible des usagers. Les facteurs n’ont parfois même plus le temps de monter aux étages pour distribuer les plis recommandés et les colis. Dans certains endroits, sous la menace de voir supprimer leur tournée et leur emploi, on leur a assigné des tâches n’ayant rien à voir avec leur métier (relevé de compteurs EDF, courses et services pour des personnes isolées qui étaient auparavant faites occasionnellement et bénévolement et qui deviennent à présent un service payant...). Le travail dans les centres de tri se fait avec un personnel réduit, suite à la généralisation de la mécanisation conçue pour gagner du profit.
Les bureaux de poste qui restent sont transformés en agences bancaires qui, en cas de rapprochement ou de fusion avec une autre banque (la Société Générale par exemple), pourront subir le sort de tout ce qui fait double-emploi dans la logique capitaliste, les services postaux de base étant cédés à des épiceries ou des bureaux de tabac, au détriment de la qualité et de la confidentialité.
Quant à l’ouverture totale à la concurrence en 2011, prétexte à la privatisation, il s’agit d’un objectif des monopoles traduit en directive européenne, nuisible pour le service public comme pour les travailleurs des postes privées. En Allemagne, où le processus est plus “avancé”, des milliers d’emplois ont d’ailleurs été supprimés tant dans la Deutsche Post que dans les dizaines de postes privées appartenant à de grands groupes capitalistes: Springer, TNT...
Des collectifs de défense du service public postal, s’opposant réellement à toute forme de privatisation et aux fermetures d’établissements, doivent être créés partout et rassembler les usagers, des élus, des militants associatifs, les travailleurs du public et du privé et les postiers, quel que soit leur statut. En effet, nombre d’entre eux ont des contrats précaires (CDD, intérimaires, contrats en alternance, jobs pour étudiants) et sont éparpillés dans diverses filiales de droit public ou privé. Un débat public sur l’avenir de la poste ne peut avoir lieu que sur la base des revendications du personnel et des usagers, excluant toute discussion dans l’optique d'une soi-disant modernisation ou de la compétitivité.
La journée d’action du 22 novembre ne pouvait pas suffire à contrer la liquidation programmée par le Capital et le gouvernement. Elle doit se prolonger par une grève de tout le groupe, appuyée par les comités de défense du service public, dans la perspective d’une grève générale pour la défense et la création d’emplois statutaires et en CDI, pour de véritables services publics satisfaisant les besoins.
L’URCF milite pour un service public national des postes et télécommunications au service de la population, dégagé des critères de rentabilité financière, pour la baisse des tarifs et l’embauche de personnel qualifié sous statut de la fonction publique. Le socialisme est la seule réponse possible aux besoins en constant développement des travailleurs et des usagers. retour au sommaire
PROJET D'ACCORD SUR L'ASSURANCE CHÔMAGE DOUBLE PEINE POUR LES PRIVÉS D’EMPLOIS DOUBLE PROFIT POUR LES PATRONS!
Rappelons tout d’abord un paradoxe: le projet sur lequel s’effectuent les négociations concernant les conditions d’indemnisation des licenciés, est celui… du représentant des licencieurs. Le MEDEF a donc soumis aux cinq confédérations syndicales un texte qui réponde d’abord à l’obsession principale de sa classe: faire baisser le taux des cotisations patronales, en programmant une moindre couverture d’indemnisation des chômeurs mais en cédant quelques miettes pour aboutir à un «projet d’accord».
C’est ce qui s’est passé le 24 décembre, avec le projet d’accord qui prévoit de réduire à une filière unique le système d’indemnisation des nouveaux chômeurs: un jour cotisé = un jour indemnisé, ce qui revient à réduire de plusieurs mois la durée d’indemnisation pour des centaines de milliers de privés d’emploi (aujourd’hui: 16 mois travaillés donnent droit à 23 mois d’indemnisation).
Parallèlement à cette mesure, le patronat obtiendrait la garantie de voir ses «cotisations» baisser en juillet 2009. La principale miette concédée concerne essentiellement les jeunes, mais avec un ajout lourd de menaces: l’ouverture des droits se fait avec 4 mois travaillés au cours des 28 derniers mois (au lieu de 6 mois travaillés dans les 22 derniers mois, aujourd’hui) ; mais en cas d’emploi retrouvé, il faudra 6 mois de travail pour pouvoir rouvrir des droits à indemnisation !
L’indécence de ce projet apparaît clairement, quand on sait que l’INSEE annonce au moins 169 000 emplois détruits au premier semestre 2009 ; quand on sait que la fusion de l’ANPE et des ASSEDIC («le Pôle emploi») s’opère dans des conditions désastreuses, avec 2 fois plus de dossiers à traiter pour les agents. Perspectives dramatiques pour tous ceux qui subiront la double peine de la privation d’emploi et de revenus amputés, les enfonçant plus encore dans la pauvreté. Dans ces conditions, CHÉRÈQUE, seul contre les autres (mais au service du seul Capital) est prêt à servir ce dernier en étant signataire-caution de cet accord (une seule signature suffisant pour le faire passer). La CFDT confirme amplement son statut de «syndicat jaune» que de nombreux travailleurs attribuent à cette organisation.
Plus que jamais les mots d’ordre : Interdiction des licenciements économiques ! Non aux suppressions de postes ! doivent fédérer les luttes de tous, dans le public et le privé, dès le mois de janvier, le 29, et après ! retour au sommaire
QUAND LES TRAVAILLEURS DÉFENDENT L'OUTIL DE PRODUCTION CONTRE LE BRIGANDAGE PATRONAL!
283 photos décorent un étrange sapin de Noël, devant l’entrée de l’usine Molex, à Villemur-sur-Tarn (en Haute-Garonne). Ce sont les visages des travailleurs de cette entreprise de connecteurs électriques, dont la fermeture a été annoncée en octobre, pour une délocalisation de la production en Slovaquie. Des visages d’hommes et de femmes sacrifiés sur l’autel des profits capitalistes, mais bien décidés à utiliser tous les moyens de la lutte collective pour s’opposer à cette mise à mort de leurs emplois et outil de production.
«Le Père Molex est une ordure !», pouvait-on lire sur la banderole intersyndicale de leurs nombreuses manifestations. En effet, l’équipementier automobile américain, contrôlé par des fonds de pension, a acheté en 2004 cette entreprise à la SNECMA (monopole d’État, à l’époque), ce qui lui a permis de doubler ses parts de marché en Europe, de réaliser un bénéfice de 1,2 million € en 2008, et d’augmenter de 36% les dividendes versés à ses actionnaires. Par des recherches poussées sur ce monopole, qui emploie 33 000 salariés dans le monde et réalise un chiffre d’affaires de 3,3 milliards $, les travailleurs de Villemur ont découvert les dessous d’un véritable hold-up industriel programmé dès l’achat de leur usine : le sabordage délibéré a consisté à réduire de moitié les effectifs (de 600 à 300 emplois en 4 ans), à refuser toute proposition de fabrications nouvelles, puis à gaspiller 200 millions $ dans des rachats d’actions ; bref à «vampiriser» cette entreprise pour récupérer les brevets et les fichiers-clients, et préparer ainsi le terrain de la délocalisation.
Les travailleurs de Molex sont victimes de l’exploitation capitaliste amplifiée par la crise avec de véritables méthodes de voyou au service des actionnaires français et US.
Ils ont alors organisé une résistance exemplaire, non seulement par des journées de grève, des manifestations, des interpellations d’élus, et l’appel à la solidarité de la population locale, mais aussi par une occupation permanente de leur usine, pendant la période des vacances scolaires, pour empêcher tout déménagement sauvage des machines et du matériel.
L’URCF apporte son soutien total aux travailleurs en lutte de Molex-Villemur, en souhaitant que s’élargisse le front de résistance solidaire contre la fermeture de cette usine et la casse des 300 emplois.
Le capitalisme montre, là encore, son caractère fondamentalement inhumain : en dépossédant les travailleurs de leur outil de production, alors qu’ils sont les seuls producteurs de richesses, ce système, et l’État à son service, génèrent inévitablement de telles injustices.
Contre les patrons-brigands, une seule solution : la nationalisation, par l’expropriation sans indemnité, et le contrôle de l’usine par le collectif des travailleurs ! retour au sommaire
POLITIQUE DE L'URCF
La misère engendrée par la crise du capitalisme s’amplifie dans le prolétariat. Les conditions objectives de luttes progressent.
C’est un moment où les formes de luttes et les mots d’ordres avancés sont décisifs.
L’URCF appelle à agir partout dans les comités populaires de lutte ou à en créer de nouveaux. Ces comités locaux larges défendront, à partir de cas concrets, chaque emploi d’un bassin, chaque entreprise ou service public menacés, et feront le lien avec l’intérêt de toute la population locale. Le point d’ancrage des communistes y sera la défense des intérêts et des positions de la classe ouvrière avec l’objectif permanent de favoriser tout ce qui va dans le sens de l’intervention des masses. Le travail dans ces comités, déjà commencé et qui donne des résultats, a aussi des objectifs stratégiques. Ils préfigurent l’unité populaire sous direction ouvrière nécessaire à la victoire de la Révolution.
Ces comités, instruments de défense au quotidien, peuvent, au fur et à mesure de l‘accumulation des luttes et des progrès de la conscience révolutionnaire, se transformer en organes de lutte pour le pouvoir politique.
Le léninisme enseigne qu’il faut agir là où les masses proposent et luttent. Les mots d’ordres politiques ne sont valables que s’ils sont compris par les masses.
L’heure est au lien entre la lutte quotidienne contre les conséquences du capitalisme et la lutte générale contre ce système, en montrant que le socialisme est la seule réponse aux besoins et revendications populaires. Dans les comités locaux de défense de l’emploi, nous avancerons par exemple notre mot d’ordre de nationalisation sans indemnité des entreprises et monopoles casseurs d’emploi ! Ces nationalisations que nous préconisons comme axes de luttes visent bien à satisfaire les besoins urgents de l’immense majorité, et l’extension des droits des salariés (notamment par le contrôle des travailleurs).
Les entreprises nationalisées seront l’objet d’une âpre lutte de classes entre les
monopolistes, leur État et les travailleurs cherchant toujours plus à satisfaire leurs revendications sociales, politiques. Les masses verront alors (si les communistes jouent leur rôle) que la seule loi de la bourgeoisie monopoliste, en classe parasite, est la satisfaction de son intérêt étroit de caste. Ou bien, les capitalistes, une fois de plus, reprennent ce qu’ils ont dû concéder sous la pression des luttes du mouvement populaire, ou le mouvement ouvrier et populaire se débarrasse du capitalisme.
Dialectique à l’œuvre dans les luttes de classe, tels sont les enseignements du bolchevisme. retour au sommaire
DARCOS RECULE SUR LE LYCÉE PREMIÈRE VICTOIRE! AVANÇONS AVEC LE FRONT DES LUTTES POUR LA DÉFENSE DE L'ÉCOLE PUBLIQUE!
L’annonce est tombée le lundi 15 décembre: le ministre de l’Éducation Xavier DARCOS ajourne son projet de réforme des lycées. «Le climat n’était pas serein», dit-il. Aveu à peine voilé des fortes inquiétudes suscitées, au sein du pouvoir sarkozyste, par la montée des mobilisations chez les enseignants, les parents, et par l’entrée en scène croissante de la jeunesse lycéenne et étudiante.
Ce recul, c’est une victoire importante, résultat des grèves du premier trimestre et de l’ampleur des manifestations.
C’est aussi le témoignage de la peur qui hante le gouvernement et le grand Capital : voir éclater des conflits majeurs contre leur politique globale qui aggrave la misère et l’insécurité pour le plus grand nombre, pour accroître l’enrichissement d’une minorité de profiteurs et de spéculateurs, sur fond de crise économique du système capitaliste.
Mais ce recul ne saurait nous conduire à la sérénité voulue par le ministre. La réforme des lycées est reportée, et non pas retirée. Pour l’instant, aucun de ses aspects les plus dangereux n’est abandonné, à commencer par celui des 13 0000 suppressions de postes, pour la rentrée prochaine. Pour tenir son plan triennal de dizaines de milliers d’emplois à supprimer, commandé par la stratégie de Lisbonne (diktat de l’oligarchie européenne, signé en 2001 par CHIRAC et JOSPIN), l’État capitaliste français ne renoncera pas à sa politique de casse des enseignements, des cadres nationaux et du baccalauréat dans le second degré.
De même, s’il cède provisoirement sur le lycée, il a bien d’autres chantiers en cours, pour mettre en œuvre sa politique de privatisation rampante de l’école publique : la loi PÉCRESSE, qui impose aux universités le recours aux financements privés; la loi FILLON, qui organise au collège l’éviction d’un nombre croissant de jeunes vers l’apprentissage patronal ; la suppression programmée du BEP dans les lycées professionnels (et la relance du CAP moins qualifiant) ; et dernière contre-réforme, celle de l’école primaire, qui réduit le temps scolaire et démantèle les Rased («réseaux d’aide spécialisée aux élèves en difficulté») ; autant de coups portés contre le système éducatif et les jeunes en difficultés scolaires, qui révèlent le contenu de classe de cette politique gouvernementale, fondée sur la loi de la rentabilité financière, et répondant exclusivement aux besoins des monopoles.
Les lycéens et les travailleurs de l'Éducation ont donc eu toute légitimité à poursuivre leurs mobilisations dès le 15 décembre: plus d’une centaine de lycées ont maintenu leurs «réveillons revendicatifs», souvent organisés conjointement par les sections syndicales et les associations de parents d’élèves, malgré des interdictions signifiées çà et là par l’administration. La détermination des lycéens à se mobiliser n’a pas été entamée : le jeudi 18, ils étaient 150 000 à manifester dans toute la France, pour exiger le retrait complet de cette réforme, et la prise en compte de leurs besoins, par la restitution des postes supprimés; des centaines de lycées avaient été bloqués dès le matin. Les étudiants des IUT, gravement menacés par les effets désastreux de la loi PÉCRESSE (laissant les IUT à la merci de budgets d’université globalisés et réduits), ont été également des milliers en grèves et manifestations le 16 décembre.
En janvier, avec les effets perceptibles des suppressions de postes, les actions devraient s’intensifier, notamment avec les journées du 17 et du 29 janvier : partout, les militants de l’URCF seront aux côtés des travailleurs et jeunes en lutte ; ils contribueront à l’élargissement de ce front de luttes contre les suppressions de postes et les contre-réformes de DARCOS.
Le gouvernement vient de montrer qu’il est faible, et qu’il n’y a pas de fatalité : pour refuser de payer la crise du capitalisme, dans l’Éducation comme dans tous les secteurs économiques, les travailleurs et la jeunesse sauront se mobiliser pour leurs revendications fondamentales : défense des emplois, hausse des salaires ! Ils sauront s’unir pour mettre en échec les politiques mises en œuvre par le patronat tant en France que dans l’Union Européenne.
Par leurs luttes, les travailleurs et la jeunesse traceront des perspectives politiques populaires nouvelles, qui devront remettre en cause la domination du Capital monopoliste, et préparer les conditions de la révolution socialiste ; car le socialisme est le seul système qui garantira l’École gratuite, qualifiante et sans discrimination de classe. retour au sommaire
29 JANVIER 2009: TOUS ENSEMBLE ET EN MÊME TEMPS
La journée d’action du 29 janvier, à l’appel de la CGT, la CFDT, FO, SUD, la FSU, la CGC, l’UNSA, et la CFTC, revêt une grande importance, en raison de son caractère interprofessionnel touchant les travailleurs du privé, du public, les actifs, les privés d’emploi, les retraités. Cet appel présente aussi des aspects contradictoires. Tout d’abord, la toile de fond se situe dans la colère et l’inquiétude du monde du travail. L’enjeu de classe immédiat de la période concerne cette question clé : qui va payer les frais de la crise ?
Alors que plus de 25 000 milliards $ ont été dilapidés dans les spéculations, le capital financier veut récupérer les pertes et gagner des profits en amputant toujours plus les revenus du travail. Dans ce but, toute l’action combinée du patronat et du gouvernement est de s’attaquer aux salaires, d’allonger le temps de travail, de casser la fonction publique et les emplois.
Les victimes de la crise doivent être les payeurs !
Tel est le credo du Capital.
La colère du salariat n’a pas manqué d’exercer une pression constante sur les directions syndicales d’aménagement du système, qui refusaient jusqu’ici toute riposte globale. Comme les tenants de la collaboration de classes n’ont pas été touchés par la «grâce», il s’agit, pour les bureaucrates syndicaux d’une manœuvre en recul. Le 29 janvier peut être une «journée exutoire» canalisant le mécontentement… sans lendemain.
La première bataille porte sur l’appel à faire grève effectivement le 29 janvier, grève qui doit être interprofessionnelle et massive pour paralyser les activités économiques du pays, en déployant face au Capital, toute la puissance de la classe ouvrière et des travailleurs. Grève qui doit s’appuyer sur les revendications globales, à partir des intérêts communs, notamment l’exigence offensive d’une hausse générale des salaires et pensions de 300 € mensuels, du SMIC à 1 600 € !
Le second front essentiel porte sur l’emploi. Sa «défense» n’est pas suffisante, à l’heure où le patronat envisage la suppression de centaines de milliers d’emplois. Il faut, le 29 janvier, avancer des mots d’ordre qui unissent les travailleurs et tracent les perspectives de combat :
Interdiction des licenciements !
Paiement intégral du salaire pour les chômeurs partiels !
Nationalisation sans indemnités des monopoles casseurs d’emplois !
Défense des services publics et de leur mission fondatrice au service
des besoins populaires !
Enfin, cette journée doit revêtir un contenu antigouvernemental et anticapitaliste. Le syndicalisme d’aménagement du capitalisme prône l’apolitisme, la déconnexion des revendications sociales et de la lutte politique. Cet «apolitisme» fait le jeu réel du pouvoir et des monopoles, en refusant de cibler les fauteurs de mal-vivre. Le mouvement ouvrier doit dénoncer et combattre le contenu de classe des «réformes» de SARKOZY.
Le 29 janvier, faisons entendre ce slogan :
C’est pas les immigrés, c’est pas les Sans-Papiers, c’est SARKOZY qu’il faut virer !
C’est pas les ouvriers, c’est pas les salariés qu’il faut virer, c’est le Capital qu’il faut exproprier ! retour au sommaire
LES PLANS ANTI-PAUVRETÉ ET LES SDF : 337 SDF SONT DÉJÀ MORTS. LE CAPITALISME TUE UN SDF CHAQUE JOUR EN 2008
337 sans-abri sont morts dans la rue, dans des voitures, des cabanons en 2008, 359 aux dernières nouvelles, recensement incomplet, puisque l'État ne recense pas officiellement le nombre de morts. Sans compter ceux qui se défenestrent pour éviter une expulsion.
Comment peut-on accepter?
Combien de morts faut-il pour comprendre que c'est le résultat "froid" de la logique capitaliste qui doit faire du profit et donc ne se soucie guère du prolétariat - sauf si la montée de la colère risque de perturber le système, alors là, on organise une "aide calmante"
Le capitalisme dans ses "bonnes œuvres"
Incurie des gouvernants ? Non. Les plans anti-pauvreté (en réalité des plans anti-pauvres) sont faits en fonction des intérêts capitalistes ; sinon on ne comprendrait pas pourquoi une telle monstruosité peut exister.
Les bonnes paroles et les actes: Rappelons les mensonges et la démagogie.
Traité de Lisbonne:
Pauvreté : les Quinze appelés à l'action et à la cohérence. “L’agenda social” prévu au Sommet de Nice comprenait un plan d’action de “lutte contre la pauvreté” dans chaque pays pour juin 2001. Il y avait à l’époque 65 millions de pauvres dans l’UE.
SARKOZY, président de l'UMP : discours du lundi 18 décembre 2006 au meeting de Charleville-Mézières (Ardennes) : "Je veux, si je suis élu président de la République, que d'ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid."
"Le droit à l'hébergement, c'est une obligation humaine". L'évidence des événements montre que le choix de classe prévaut dans les décisions par rapport aux paroles et discours.
L'URCF dénonce systématiquement ces choix de classe et propose le renversement de ce système de société d'appropriation des richesses produites par les travailleurs : le capitalisme, par l'instauration du socialisme, qui sera l'appropriation des richesses par et pour les travailleurs eux-mêmes, dans lequel tous les travailleurs pourront se loger.
PAS DE TABOU, VIVE LA GRÈVE GÉNÉRALE !
Le choix des mots n’est jamais neutre, il sert toujours telle ou telle position de classe. Depuis quelques années, FO, devant le refus de la CGT et d’autres d’organiser une riposte unie par une stratégie de convergence des luttes, a popularisé (sans passer aux actes) le mot d’ordre de grève nationale interprofessionnelle. Ce terme désigne un mouvement distinct de la grève générale, puisqu’il évoque le caractère corporatif (interprofessionnel), et fut employé par les tenants de «l’indépendance des syndicats», c’est-à-dire de «l’indépendance» vis-à-vis des partis ouvriers, avec le culte de l’apolitisme. Dans les conditions actuelles, après des années de grèves isolées les unes des autres par la volonté des directions du syndicalisme d’aménagement, la journée du 29 janvier, «journée d’actions et de grèves interprofessionnelles» peut constituer une transition, une étape vers une mobilisation supérieure ciblant la politique du pouvoir et du Capital, par l’appel à la grève générale y compris politique.
Dans plusieurs États de l’UE, des grèves générales ont été organisées : Portugal, Italie, Belgique, Grèce, qui ont vu des millions de travailleurs, cesser le travail. La Grèce est le spectre qui hante l’UE. Les dirigeants de cette entente impérialiste ont même donné la directive aux médias, de ne pas trop évoquer la dernière grève générale de décembre en Grèce, sur fond de révolte de la jeunesse lycéenne et estudiantine et d’existence d’un parti communiste de masse. Ce qui est mauvais pour eux, est bon pour nous ; travaillons patiemment, sur la base de la dénonciation de la politique du Capital et de ses agents, et de la solidarité de classe avec toutes les revendications et luttes, à forger les conditions de la grève générale.
SARKO au pouvoir RÉACTION SUR TOUTE LA LIGNE
Une justice de classe
D'une manière générale, la criminalité augmente en raison inverse de la satisfaction des besoins matériels : plus la précarité est importante, plus les actes délictueux sont nombreux. Or l'élection de Nicolas SARKOZY coïncide avec l’application en France d'une version virulente du néolibéralisme capitaliste. De fait, l'accession de Ronald REAGAN au pouvoir, pour ne citer que l'exemple du pays où aujourd'hui 1% de la population est incarcéré, est à peu près concomitante d'une augmentation notable de la population carcérale. Précisément, une telle augmentation induit une modification de la législation pénale, et des structures pénitentiaires.
Mais, «l'Histoire de toute société jusqu'à nos jours n'ayant été que l'histoire de la lutte des classes» (1), il convient de s'interroger de cette manière : en quoi les récentes transformations dans la législation pénale servent-elles les intérêts des puissances d'argent ? En un mot, le Capital voit dans l'avenir proche une aggravation sérieuse des contradictions de classe : il introduit pas à pas une législation d’exception, et il a toute latitude pour le faire : le mouvement ouvrier, après la victoire du courant révisionniste qui a social-démocratisé le PCF (parmi d’autres) peine à se réorganiser.
C'est là le sens de la politique judiciaire, qui consiste à augmenter le budget de l'administration pénitentiaire au détriment du budget de fonctionnement de la justice, laquelle politique est à l'origine des régressions dont les medias se sont fait l'écho - pêle-mêle : fermeture de centaines de tribunaux de proximité (la réforme de la carte judiciaire) ; fixation de peines plancher ; création de la rétention de sûreté (inspirée par le système de rétention-sûreté instauré en 1934 en Allemagne par les nazis) ou encore, abolition de l'ordonnance de 1945 pour emprisonner les mineurs à partir de treize ans.
La bourgeoisie va jusqu’à violer le principe qu’elle établissait autrefois de la séparation des pouvoirs entre le politique et le judiciaire. Le projet de SARKOZY de supprimer le juge d’instruction donne les pleins pouvoirs au Parquet, c'est-à-dire aux magistrats nommés pour leurs capacités à servir leurs maîtres capitalistes. Là aussi, l’analogie avec le fascisme est évidente, engendrant un mécontentement chez les magistrats eux-mêmes. Tous ensemble pour défendre les libertés démocratiques bafouées par SARKOZY et le Capital!
1. MARX et ENGELS, Manifeste du Parti communiste
UNE TÉLÉVISION AUX ORDRES
La démocratie bourgeoise formelle prétend défendre la liberté d’expression et d’opinion de la presse écrite et audiovisuelle.
Mais Yves BERTRAND, ancien directeur de la police politique française, donne lui-même (par l'intermédiaire de ses carnets) une réfutation de la propagande bourgeoise touchant le journalisme et la télévision. Car la presse, Yves BERTRAND la fréquente assidûment. «Chaque jour, il déjeune avec un journaliste ou en reçoit un dans son bureau. Certains le voient entre une et trois fois par mois » (Le Point).
Or ce qui était vrai au temps du gaullisme, à savoir le contrôle des médias par l'État capitaliste, l'est autant, et même plus, depuis l'élection de Nicolas SARKOZY, dangereux représentant du néolibéralisme. La différence manifeste étant que le pouvoir capitaliste, dans sa version sarkozyste, ne dissimule plus sa proximité avec les dirigeants des chaînes de télévision ; ne citons que deux faits significatifs : il se fait tutoyer publiquement par le directeur de la chaîne «M6», limoge, par l'intermédiaire de son ami LAGARDÈRE, le rédacteur en chef de Paris Match, qu'il ne juge pas à son goût.
L’expérience montre que l’organisation privée de la télévision tourne le dos à tous les besoins culturels. Alors qu'une télévision de service public, et sous contrôle populaire, pourrait être un support efficace d'éducation publique ; les puissances d'argent, outre qu'elles s'en servent pour diffuser leur propagande impérialiste, en font un redoutable outil d'abrutissement universel pour aider Coca-Cola, par exemple, à faire des profits, selon le modèle de Patrick LELAY, ancien directeur de TF1. Pour que la télévision cesse d'être le moyen de domination des oligarques et de leurs valets, l'URCF milite pour la nationalisation de toutes les chaînes de télévision, sans exception.
Mais seul le socialisme fera justice de ce totalitarisme capitaliste, qu’est la subordination des médias aux intérêts privés et financiers.
LA CRISE ET LES CONTRADICTIONS INTER-IMPÉRIALISTES
Profitant de la crise financière, les monopoles s’attaquent partout aux salaires, aux acquis sociaux, à l’emploi. Le Bureau International du Travail (BIT) prévoit vingt millions de chômeurs supplémentaires dans le monde en 2009. S’ils peuvent s’entendre pour faire payer la crise aux travailleurs, les monopoles se livrent entre eux une guerre sans merci, tentent d’évincer leurs concurrents et de s’approprier leurs marchés par des fusions, rachats, acquisitions, financés par les largesses accordées par les États dans leurs différents plans de sauvetage de l’économie capitaliste. Diverses stratégies s’affrontent sur ce point. La Table Ronde des industriels européens (ERT) réclamait en novembre des baisses d’impôts et des investissements massifs. SARKOZY fit alors pression sur MERKEL pour que la RFA, dont la situation financière était meilleure, joue le rôle de locomotive afin de relancer les économies de l’UE. Or, quand les autres États membres renflouent leurs banques et les secteurs en difficulté, oubliant leurs discours sur la maîtrise des dépenses (inscrite en lettres d’or dans les traités européens), MERKEL rechigne à procéder à des injections massives de capitaux qui accroîtraient l’endettement de l’État. Ayant une vision à long terme, elle mise sur le développement du capital industriel, et veut disposer de marges de manœuvre suffisantes pour, une fois la crise surmontée, pouvoir relancer ses Konzerns à l’assaut du marché mondial, et reconquérir ses positions politiques dans l’UE.
Les rivalités opposent aussi la France et les USA, qui sont pourtant de proches alliés depuis que SARKOZY est Président. Celui-ci a même profité de la transition entre BUSH et OBAMA pour aller signer des contrats avec le Brésil, pays faisant partie du pré carré états-unien. EADS fournira 50 hélicoptères de transport militaire EC-725, et 4 sous-marins Scorpène seront fournis par la DCNS. De son côté, BUSH a dû ponctionner sur les fonds du plan PAULSON (750 milliards $) pour renflouer aussi son industrie automobile. La menace d’effondrement est d’autant plus réelle que les USA dépendent des investissements extérieurs, en premier lieu de la Chine, premier détenteur de la dette du trésor US, qui a averti qu’elle n’allait pas continuer indéfiniment à convertir ses dollars en bons du trésor. Son excédent commercial, dû à la baisse des importations et à une hausse des investissements étrangers, lui laisse une réserve de devises de presque 2 000 milliards $.
Cette réserve pourrait certes servir à augmenter ses stocks de pétrole et de matières premières en prévision de grands travaux et de la poursuite de la modernisation du pays.
Mais cette dépendance vis-à-vis du dollar l’oblige à venir au secours des États-Unis.
La Chine est, elle aussi, engagée dans la lutte pour la conquête des marchés, et entre aussi en rivalité avec ses concurrents occidentaux en Afrique et ailleurs, et avec le Japon, notamment pour exploiter les champs pétroliers et gaziers en mer de Chine orientale.
Cette conjoncture défavorable accroît les dangers de guerre, qui est une réponse de l’impérialisme à la crise. L’armée US, implantée sur tous les continents et engagée sur plusieurs fronts, est le second pilier de la puissance nord-américaine. L’assaut de son allié sioniste contre le peuple palestinien vise aussi à ouvrir la voie à une guerre contre l’Iran pour contrôler l’approvisionnement en pétrole. Les travailleurs et peuples opprimés ont en face d’eux un ennemi de classe aux abois qui se débat furieusement pour garantir sa domination et ses profits. Ils doivent s’unir pour renverser le capitalisme.
CONTRE UN ENNEMI DE CLASSE AUX ABOIS, UNION DES TRAVAILEURS POUR RENVERSER LE CAPITALISME.
Le CGT-E Dalkia: un combat au service des travailleurs
Le CGT-E est l’héritier du syndicat CGT-Dalkia de lutte de classes et de masse, par opposition à la nouvelle CGT, qui s’affiche comme un véritable rouage de la direction de l’entreprise.
Pour mémoire, en 1995, le syndicat adhère au collectif «Continuer la CGT sur des bases de classe et de masse», dans lequel se sont regroupés des militants opposés à l’accélération de la dérive réformiste impulsée par Louis VIANNET et son équipe. Au 45ème congrès de décembre de la même année, ses délégués s’opposent à la suppression de l’article 1 des statuts, qui liquide l’identité révolutionnaire de la CGT. Le syndicat a, par la suite, milité activement et publiquement contre l’adhésion de la CGT à la CES. Il a également voté contre les orientations des 46ème et 47ème congrès, et dénoncé le concept même du syndicalisme rassemblé.
Ces positions l’ont exposé aux attaques nourries et répétées de l’état-major de la Fédération de la Construction dont il est membre jusqu’en janvier 2004, date à laquelle il se désaffilie au profit de la Fédération de l’Énergie (FNME), conformément à l’article 8 des statuts confédéraux.
Public/privé même combat
En 1999, EDF entre dans le capital de Dalkia à hauteur de 35% en France et 65% à l’international. Le syndicat se réorganise et impulse une réflexion sur l’évolution du champ professionnel, à laquelle participent la confédération et les fédérations Construction, Énergie et Métallurgie.
En 2000, les Fédérations de la Construction et de l’Énergie signent un communiqué commun dans lequel elles revendiquent la création d’un grand pôle public de l’énergie et d’un statut unique de l’énergéticien (public /privé).
De 2001 à 2003, sur le terrain, les militants de Dalkia et d’EDF entreprennent des actions revendicatives convergentes sur tout le territoire national (statut, salaire, amiante, activités sociales et culturelles…).
Corruption, trahison… répression
En plein cœur de cette dynamique unitaire, la direction du groupe Veolia dont Dalkia est la filiale énergie, invite la CGT à une rencontre qualifiée de secrète dans un salon d’un grand hôtel des Champs Elysées. La délégation CGT est composée de représentants des fédérations entrant dans les champs d’activité du groupe (transport, déchets, propreté, énergie). Le bureau confédéral étant représenté par l’animateur multicartes de l’association Audience, dont le but est de collecter des fonds pour le compte de la confédération. Veolia veut recomposer le champ syndical au sein du groupe autour de la CGT qui sera hissée au rang de partenaire privilégié. Les militants de Dalkia dénoncent cette accointance comme une véritable trahison.
C’est dans ce contexte qu’en mars 2004, les syndicats Dalkia concrétisent leur adhésion à la FNME et règlent leurs premières cotisations. Mais en avril 2004, cette dernière refuse leur encaissement et nie toute nouvelle affiliation. Elle durcit ses positions à l’égard des principaux animateurs, et entrave les actions revendicatives communes.
Le 11 octobre 2004, au terme d’une ultime réunion, les états-majors fédéraux s’octroient des pouvoirs spéciaux pour «mater les Dalkia». Ils leur font injonction de dissoudre leur coordination nationale et de se mettre sous la tutelle des fédérations et des UD concernées. Ils leur notifient également que les mandatements et les candidatures aux élections professionnelles se feront par les instances de tutelle et qu’aucune action revendicative ne peut être engagée dans l’entreprise sans une autorisation formelle et expresse des instances fédérales ou départementales. Peu de temps après, la direction de l’entreprise informe les délégués qu’ils sont démis de leurs mandats par la fédération de la Construction.
Ce coup de force autoritaire fut précédé d’une campagne abjecte de ragots et de propos calomnieux. Les militants de Dalkia sont accusés d’être des fractionnistes et des voleurs.
Le 5 novembre 2004, à leur corps défendant, les «exclus» créent le Collectif Général des travailleurs–Énergie Dalkia France (le CGT-E) comme outil alternatif pour que vive le syndicalisme de lutte de classe au sein de Dalkia et plus largement au sein du groupe Veolia.
Coïncidence fortuite ou non, depuis cette date, de nombreuses pages de publicité vantant les mérites de Veolia et de Dalkia inondent des revues de la CGT Construction.
Les bureaucrates se donnent carte blanche pour «faire la peau» au CGT-E et engagent plusieurs plaintes en pénal contre ses animateurs. Dans l’entreprise, la nouvelle CGT se lance dans un partenariat morbide avec la direction. Elle multiplie ses gages d’intégration en approuvant les sanctions disciplinaires infligées aux militants du CGT-E, de même qu’elle a été partie prenante dans le licenciement crapuleux d’Evelyne GAILLET (lire article ci-dessous). Elle entrave ou sabote les actions revendicatives initiées et impulsées par le CGT-E. Elle valide les contre-réformes de la direction en signant des accords scélérats.
Le front uni des syndicats réformistes
Les syndicats CFDT, CGC, CFTC, FO, UNSA et CGT ont formé un véritable front pour contrer la représentativité du CGT-E. Ils ont soutenu ostensiblement les 36 procédures judiciaires engagées par Dalkia auprès de plusieurs tribunaux (Lille, Lyon, Tours, Paris, Bordeaux, Libourne, Vanves, Metz, Poitiers, etc.).
Ce harcèlement judiciaire, dans lequel excelle plus particulièrement la CGT, vise à mettre en péril l’existence même du collectif, comme en atteste la décision inique du juge d’instance de Lille, qui a annulé les mandats nationaux du CGT-E, et prononcé contre lui une lourde sanction pécuniaire de 16 000 €. Le manque d’impartialité du magistrat serait établi dès lors qu’il a jugé la procédure engagée par Dalkia comme abusive… et le coût du préjudice (pour qui?) à la charge du CGT-E qui se pourvoit en cassation.
Pourquoi la direction et, hélas, la Fédération CGT de la Construction et la CGT Dalkia, s’acharnent-elles à contester, systématiquement, le CGT-E ?
Les raisons de cet acharnement politique et judiciaire sont à rechercher dans la stratégie du groupe Veolia dont la situation économique et financière se tend dangereusement. Aussi, pour protéger les intérêts de ses actionnaires et poursuivre sans heurts ses contre-réformes, aujourd’hui plus qu’hier, Veolia a besoin de syndicats d’accompagnement bien intégrés à ses politiques managériales, pour combattre sans concession le syndicalisme de lutte de classe, indépendant, incarné ici par le CGT-E.
En effet, sur fond de crise économique, Veolia impose aux salariés un plan d’économie de plus de 600 millions €, articulé essentiellement autour de la réduction de la masse salariale et de l’allongement de la durée du travail et de la carrière.
La lutte du CGT-E contre, d’une part, l’exploitation des salariés par la direction de l’entreprise au service des gros actionnaires, et, d’autre part, contre les bureaucrates syndicaux plus enclins à défendre leurs rentes de situation que les intérêts des travailleurs, s’inscrit dans le combat entrepris par de nombreux militants pour faire revivre et grandir le syndicalisme de lutte de classe et de masse.
L’URCF apporte sa pierre à l’édifice, en organisant un meeting de soutien et de solidarité avec le CGT-E Dalkia, le samedi 31 janvier, à Paris (salle de l’Ageca).
ÉVELYNE A GAGNÉ ; UNE VICTOIRE QUI EN APPELLE D’AUTRES.
Victoire pour Évelyne, Secrétaire générale du CGT-E Dalkia Nord : le Conseil des Prud’hommes de Caen ordonne sa réintégration !
Le 11 août 2006, Évelyne GAILLET, secrétaire du CGT-E, reçoit sa lettre de licenciement. Prétextant une «faute professionnelle», le DRH a liquidé sans état d’âme notre camarade dans le but d’entraver la représentativité du CGT-E dans cette région. Cette sale besogne a eu le soutien ostentatoire de la CGT Dalkia et de l’état-major de la Fédération CGT de la Construction.
Ce licenciement crapuleux fut l’aboutissement d’une longue campagne de ragots, de harcèlement, de discrimination et de sexisme, perpétrée contre elle par la CGT, soutenue et relayée en cela par FO et par la direction de l’établissement.
Évelyne avait alors dénoncé auprès de la fédération de la Construction les malversations du secrétaire du CE (également délégué syndical CGT) qui utilisait à son profit une part importante (71%) du budget de fonctionnement du comité Dalkia Nord avec la complicité tacite des autres élus et du président. Le secrétaire fédéral chargé du dossier soutient ouvertement le secrétaire du CE qui lui a fait allégeance.
Dès lors la situation va s’envenimer. Évelyne subit des remarques acerbes et violentes en présence de la direction. Elle alerte Bernard THIBAULT qui ne donne aucune suite au harcèlement et aux attitudes sexistes dont elle est victime de la part des militants de la CGT Dalkia Nord. Evelyne s’épuise dans des procédures pour dénoncer, en vain, son calvaire. Ni l’inspection du travail, ni les instances dirigeantes de la CGT n’ont réagi pour la protéger.
Pire encore, en juin 2004, dans le cadre de son mandat CHSCT, Evelyne dénonçait une situation très dangereuse pour la sécurité des salariés dans la blanchisserie de l’hôpital de Montvillers. Le secrétaire du CE l’accuse de vouloir couler l’entreprise.
Dans les mois qui suivent, les brimades de la direction et le harcèlement perpétré par le secrétaire du CE prennent une tournure si violente que le 30 octobre, le délégué syndical central (l’actuel secrétaire général du CGT-E) interpelle directement le PDG de Dalkia France et Bernard THIBAULT pour mettre un terme définitif à cette situation qui, hélas, allait perdurer jusqu’au licenciement d’Évelyne.
Après plus de deux ans d’un combat éreintant et coûteux, dans son verdict du 24 décembre 2008, le Conseil des Prud’hommes : «Constate l'existence d'une discrimination syndicale et d'un harcèlement à l'encontre de Évelyne GAILLET au sein de Dalkia».
En conséquence, il annule le licenciement de E.GAILLET par Dalkia dès lors que celui-ci ne repose pas sur une cause réelle et sérieuse, et ordonne sa réintégration sous astreinte de 100 € par jour à compter de la notification du présent jugement. Évelyne a obtenu un rappel des salaires et indemnités qu’elle n’avait pas perçus jusque-là.
L’URCF se réjouit de cette victoire remportée par le CGT-E dans son combat de classe contre l’alliance de la CGT corrompue et la direction de l’entreprise.
L’URCF félicite Évelyne pour son courage et son obstination à vouloir rester debout malgré les problèmes multiples que sa perte d’emploi lui a occasionnés, pour sa dignité qu’elle n’a jamais monnayée, et surtout pour sa victoire contre l’injustice et les atteintes à la liberté syndicale, contre la discrimination et le sexisme. Gageons que cette victoire en appellera d’autres.
L'HÉRITAGE DE L'INTERNATIONALE COMMUNISTE.
Cette année, nous célébrons le 90éme anniversaire de la fondation de l’Internationale Communiste. Il nous semble important de défendre et de faire connaître l’héritage colossal légué par le Komintern léniniste.
Vive l’Internationale communiste ! (I)
Après l’écrasement de la Commune en 1871, le mouvement ouvrier révolutionnaire devait se réorganiser pour combattre le capitalisme.
Ce dernier passant progressivement au stade impérialiste, tout en développant un puissant système colonial (empires britannique, français, néerlandais …), connut une période de relatif développement pacifique interne.
Les partis socialistes et sociaux-démocrates se regroupaient dans la Seconde Internationale. Cette période vit d’importants succès électoraux de ces partis. Ajoutée à cela, la mort d’ENGELS en 1895 libéra des courants opportunistes. BERNSTEIN revendiquait la révision du marxisme, le transformant en doctrine réformiste. L’accumulation de réformes, les victoires électorales permettaient selon BERNSTEIN, mais aussi MILLERAND ou JAURÈS en France, de transformer pacifiquement le capitalisme en socialisme au moyen d’une démocratie continue, (en perdant de vue son contenu de classe bourgeois).
Parallèlement le passage au stade impérialiste permit aux puissants monopoles d’«acheter» certaines couches du prolétariat : l’aristocratie et la bureaucratie ouvrières enclines, de ce fait, à la conciliation avec le système d’exploitation.
La Seconde Internationale voyait «coexister» des Partis opportunistes et révolutionnaires. L’opportunisme se traduisait par une stratégie uniquement électoraliste avec son corollaire, l’économisme de type anarcho-syndicaliste.
«La conquête du pouvoir», prônée par le centriste KAUTSKY, se substituait à la théorie marxiste défendant la nécessité de briser l’État bourgeois pour vaincre.
En 1914, avec le déclenchement de la guerre inter-impérialiste, dans chaque pays les partis sociaux-démocrates se rangèrent derrière «leur» bourgeoisie, «leur» État. «L’union sacrée» nationale prenait le pas sur la lutte des classes. Seuls le parti bolchévik et l’aile gauche (TERNIAKI) du parti bulgare et quelques internationalistes refusèrent ce passage à la trahison ouverte des intérêts du prolétariat international.
Octobre 17 et la nécessité de la rupture avec l’opportunisme
La victoire de la Révolution socialiste d’octobre 17, sous la direction du Parti bolchevik, confirmait la validité de la stratégie bolchévique visant à «transformer la guerre impérialiste en guerre civile contre sa bourgeoisie», et confirmait le bien-fondé du léninisme contre le menchévisme, version russe de l’opportunisme international.
Dès la trahison de 1914, LÉNINE posa la nécessité d’une scission avec l’opportunisme pour fonder de nouveaux partis intransigeants par rapport au capitalisme, et authentiquement marxistes révolutionnaires. La révolution d’octobre suscitait un profond enthousiasme, beaucoup de militants comprirent la nécessité de rompre avec le social-démocratisme.
Le 4 mars 1919, 8 partis ou groupes se réunissaient à Moscou, sous la direction du Parti communiste russe (bolchevik). Peu de délégués, mais la décision de fonder la Troisième Internationale communiste allait avoir un retentissement considérable puisqu’en quelques semaines, une trentaine de partis ou groupes allait adhérer à l’Internationale.
«Notre Congrès revêt une importance mondiale. Il prouve l’effondrement de toutes les illusions au sujet de la démocratie bourgeoise ». (LÉNINE).
La boucherie impérialiste, avec ses millions de victimes, avait révélé les horreurs du capitalisme, aggravant dans tous les domaines ses contradictions. Le socialisme révolutionnaire regroupait alors des individus et de petites organisations en dehors de la Russie.
«Les ouvriers allemands n’avaient pas de parti révolutionnaire véritable. De là leur retard à faire la scission par suite du joug de la tradition maudite de «l’unité» avec la bande vénale des laquais du Capital ». (LÉNINE)
La tâche des éléments révolutionnaires consistait donc à se démarquer dans tous les domaines par la rupture avec les opportunistes, les réformistes sociaux-chauvins. L’objectif était de former des partis indépendants (distincts des vieilles formations révisionnistes) appelés communistes pour marquer la nouvelle étape historique.
Le 1er Congrès de l’Internationale Communiste donna l’impulsion à cette fondation de partis de type nouveau, forma les premiers dirigeants de l’État-major de la révolution prolétarienne mondiale. Appel fut lancé à déployer le drapeau de la lutte pour le socialisme, abandonné par les traîtres de la Seconde Internationale. Le Komintern se voulait le continuateur des meilleures traditions de la première Internationale de MARX, de la seconde, mais en rupture avec ses traditions négatives : caractère hétérogène de la première, regroupement dans un même parti au nom de l’unité des opportunistes et des révolutionnaires, puis trahison opportuniste finale.
Alors que dans beaucoup de pays, les conditions matérielles de pénurie, la colère du prolétariat, engendraient des situations potentiellement révolutionnaires, il fallait, dans l’urgence, créer des partis marxistes-communistes prêts à guider les travailleurs dans l’assaut final contre le régime capitaliste. Cela passait par les tactiques appropriées pour unir les masses prolétariennes et populaires à la direction révolutionnaire et centralisée des marxistes orthodoxes.
Le premier Congrès réaffirma les enseignements de MARX et LÉNINE sur l’établissement de la dictature du prolétariat détruisant l’appareil d’État de la dictature du Capital après la victoire de la Révolution socialiste. La formation de Soviets (conseils ouvriers et soldats) était à la fois un moyen (dans une situation révolutionnaire), un but et la forme prise par le pouvoir des ouvriers.
Le premier Congrès jeta les bases de la création des partis communistes et du MCI (Mouvement Communiste International). L’appel fondateur permit le rapprochement des militants isolés, des multiples groupes pour construire, dans chaque pays, un parti communiste unifiant le potentiel d’avant-garde. Il fallait agir avec promptitude car très vite, d’autres pays ou régions s’engagèrent dans la révolution socialiste. (À suivre).
Avec l’URCF, exigeons la libération de tous les patriotes palestiniens !
Ahmed SAADAT responsable du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) a été condamné jeudi 25 décembre 2008 à 30 ans de prison par un tribunal militaire sioniste.
Âgé de 54 ans, le camarade SAADAT avait servi de monnaie d’échange lors du siège par les Israéliens du QG de Yasser ARAFAT en janvier 2002 : il avait été arrêté par l’autorité palestinienne sous la pression des sionistes qui l’accusaient d’être impliqué dans l’assassinat du ministre du tourisme Rehavam ZEEVI, en 2001. Attentat qui faisait suite au meurtre d’Abou Ali MOUSTAPHA, chef du FPLP en août 2001.
Il sera transféré avec cinq autres militants du FPLP dans la prison palestinienne de Jéricho sous «supervision internationale», entendez US et anglaise ; mais le 14 mars 2006, l’armée et la police sioniste investissent la prison et la détruisent, et capturent les 6 détenus ! Comme par hasard, les gardes soi-disant internationaux détachés par l’ONU avaient disparu.
La condamnation d’Ahmed SAADAT est motivée par le seul fait qu’il est le chef du FPLP, mouvement classé comme «terroriste» dans une liste éditée par les principaux pays impérialistes bellicistes qui pratiquent le terrorisme d’État partout dans le monde (Usa, Angleterre, France, Israël etc.….)
Les prisons de l’État sioniste regorgent de dirigeants palestiniens. Israël , État colonial, joue sur la précarisation et la dépendance économique totale de la population palestinienne, en réprimant tous les leaders potentiels du futur État palestinien. Formation de bantoustans comme en Afrique du Sud sous l’apartheid par la construction aujourd’hui réalisée du mur de 8 mètres de haut et 300 kilomètres de long. Ce mur permet de spolier 70% des terres palestiniennes traversées, empêchant ainsi les paysans de cultiver les oliviers qui sont leur seule ressource. Pour rendre la vie plus infernale : empêcher les déplacements, filtrage des entrées et sorties par les centaines de check-points qui transforment les territoires palestiniens en véritables prisons.
Les sionistes transforment petit à petit Gaza en enfer afin de finir l’épuration ethnique commencée en 1948. Le racisme et la discrimination sont la politique officielle de l’État sioniste et ceux qui sont opposés à cette politique sont catalogués d’antisémites. Quant aux juifs qui refusent cette doctrine, ils sont considérés comme traîtres ! Cette politique est monstrueuse !
Toute la politique sioniste repose sur l’impunité des crimes commis au nom de la sécurité d’Israël : ONU, Union Européenne, USA, Grande-Bretagne sont ses plus fidèles soutiens.
Sans eux, cette politique ne pourrait être mise en place. Mais le peuple palestinien résiste depuis 60 ans ; la politique de guerre systématique qu’ils ont vécue n’a en rien entamé sa volonté d’exister, de se faire respecter et de faire naître son État national. Malgré les arrestations de dirigeants, leurs meurtres, de nouveaux combattants apparaissent et apparaîtront.
LES 50 ANS DE LA RÉVOLUTION CUBAINE VIVA le CHE ! VIVA FIDEL ! VIVA RAUL !
Le 1er janvier 1959, triomphait la Révolution démocratique du peuple cubain contre la domination impérialiste états-unienne et la grande propriété foncière. Guidées par Che GUEVARA, Fidel CASTRO et ses compagnons, les masses paysannes et travailleuses renversaient la bourgeoisie compradore dirigée par BATISTA et édifiaient une société nouvelle au service du peuple. Grâce à la mobilisation des masses, à la distribution des terres à ceux qui la travaillent, et à la nationalisation des entreprises, Cuba atteignit un haut niveau dans le domaine de la culture, de l’éducation, de la médecine (78 000 médecins y ont été formés), devenant un modèle pour les peuples d’Amérique latine et du “Tiers-Monde”. La France, devenue sous-développée médicalement, devrait s’en inspirer. Son aide désintéressée aux autres peuples est, pour Cuba, un devoir et le juste remboursement de l’aide internationaliste qu’elle a reçue de l’URSS. Lors de l’invasion des contras à Playa Giron (Baie des Cochons) le 17 avril 1961, Fidel proclama le caractère socialiste de la révolution cubaine. Si le faible développement du prolétariat et de l’industrie ne pouvait permettre d’édifier le socialisme intégral tant que la révolution n’a pas triomphé au moins sur le continent sud-américain, les bases d’une économie non soumise à la bourgeoisie capitaliste et la mobilisation du peuple permirent à Cuba de résister au blocus, au terrorisme de la CIA et de la mafia de Miami, alors que de grandes puissances industrielles comme la RDA, minées par le révisionnisme, capitulaient devant le marché et la “liberté”. Après la chute du camp socialiste, Cuba dut faire face à une période difficile de récession et de pénuries liées à l’arrêt du commerce avec l’URSS, à l’intensification du blocus et à la campagne anticommuniste. Des reculs durent être opérés (dépénalisation du dollar, reconversion de l’industrie sucrière, appel au capital étranger), mais jamais Cuba ne marchanda sa souveraineté ni ne renonça aux idéaux et aux buts de sa Révolution. Ceci explique l’acharnement avec lequel les USA tentent depuis 50 ans de renverser le socialisme à Cuba, et aussi pourquoi ce petit pays est un exemple pour les révolutionnaires et les peuples du monde entier. Dans cette période de contre-révolution et de défaite du mouvement communiste, la résistance de Cuba nous aide à tenir, et nous encourage à lutter contre les injustices et le système qui les engendre : le capitalisme.
L’URCF salue chaleureusement le peuple de Cuba, son Parti Communiste, son dirigeant Raul CASTRO et son guide Fidel, et réaffirme son soutien à la lutte mondiale pour le socialisme.
Manifestations du Front militant des travailleurs de Grèce (PAME) dans 51 villes.
Des dizaines de milliers de travailleurs et étudiants ont manifesté le 17 décembre 2008 sous les drapeaux du PAME, contre la directive de l’UE sur le temps de travail, en discussion au parlement. Cette directive trace la voie de l’allongement du temps de travail hebdomadaire de 65 à 78 heures. Une distinction est opérée entre temps de travail «actif» et «inactif» pour promouvoir davantage de flexibilité. La participation massive des jeunes ouvriers et étudiants, le caractère bien organisé des manifestations et rassemblements tenus dans 51 villes à travers toute la Grèce, ont été complètement passés sous silence par les médias bourgeois. Derrière cette réponse militante à l’offensive anti-populaire de l’UE et du budget d’État du gouvernement, les 51 rassemblements ont adressé un message de résistance à la politique répressive de l’État, autre élément intégral des politiques anti-ouvrières. Parlant au rassemblement du PAME, à Athènes, Dimos THEODOROU, président de la Fédération des ouvriers du textile, rappela que dans les conditions de profonde crise du capitalisme, face aux politiques anti-populaires du Capital, la lutte doit acquérir un plus haut niveau d’organisation et de participation. C’est un impératif du combat contre le grand Capital et ses agents.
La lutte doit s’appuyer sur de fortes centrales, sur l’existence de comité de lutte dans chaque usine. Lutte multiforme qui contribue à l’accumulation de forces qui affrontent et renverseront le régime d’oligarques, afin de préparer la voie à un développement conforme aux besoins du peuple-travailleur. Dimos THEODOROU a appelé à la solidarité avec les petits et moyens paysans qui préparent une mobilisation de masse le 20 décembre 2008. Au parlement grec, le rapporteur du KKE (parti communiste de Grèce), Nikos KARATHANASOPOULOS, a caractérisé le budget d’État comme «anti-populaire, de classe, de pillage des revenus du travail», et a appelé les travailleurs «à ne pas payer les frais de la crise !»
En même temps, chaque jour, de nouveaux éléments apparaissent, concernant les rapports entre les «holligans», et l’appareil d’État. Dans une vidéo montrée dans un programme populaire à la télévision, quelques-uns d’entre eux, barre à mine à la main, appariassent, discutant amicalement avec un groupe de policiers. Tandis que cette même nuit du samedi, trois locaux du KKE à Thessalonique devinrent la cible d’attaques par des élément "inconnus".
Pour sa part, la jeunesse communiste de Grèce appelle à une participation massive à la manifestation au centre d’Athènes, à l’appel de la coordination nationale des étudiants.
Parti Communiste de Grèce. (traduit par nos soins. Extraits)
GAZA COMME LE GHETTO DE VARSOVIE! Retrait des troupes sionistes de Gaza
L’armée israélienne a déclenché une nouvelle guerre colonialiste contre le peuple martyr de Palestine. Depuis le 27 décembre, les forces sionistes ont transformé Gaza en enfer de feu et de sang. Avec le blocus, depuis des mois, ajouté à l’encerclement, aux tirs d’artillerie et aux bombes, nous assistons à la sinistre reproduction du ghetto de Varsovie. La barbarie n’est pas d’essence nationale, mais bien de classe ; l’impérialisme ne peut garder ses zones d’influence qu’au prix des massacres et des camps ! Les images des corps déchiquetés, des familles éperdues de chagrin à la recherche de leurs enfants, attestent une fois de plus du caractère génocidaire de l’agression. À ce jour, ce sont des milliers de morts et de blessés, qui seront suivis de bien d’autres, si l’on ne stoppe pas le bras des interventionnistes. «Le premier ministre OLMER affirme que l’opération «plomb durci» (cynisme linguistique des auteurs de l’agression) prétend «éviter une crise humanitaire». Ce politicien démissionnaire (en raison des poursuites à son encontre pour escroquerie) montre une fois de plus sa propension au mensonge. Nous écrivions cela voici une semaine. La réalité confirme amplement nos propos. Tout d’abord, durant une semaine, la population de Gaza n’a eu aucune possibilité de recevoir des vivres et des médicaments. La récente «trêve humanitaire», revendiquée par la propagande de guerre sioniste, s’est traduite aujourd’hui par l’assassinat d’un médecin de l’ONU et la décision catastrophique de l’ONU de suspendre l’aide humanitaire !
Le ravitaillement en nourriture et en produits médicaux sera impossible, occasionnant morts d’enfants et risque de famine de la majorité de la population.
Les officiers israéliens, cyniquement, reconnaissent : «Nous sommes très violents. Nous n’hésitons pas à utiliser tous les moyens pour éviter des morts dans nos rangs.» Le système mondial impérialiste défend bec et ongles la politique belliciste systématique de l’État d’Israël. Voilà un pays qui viole toutes les résolutions de l’ONU sur la question arabe et palestinienne, un État qui tire sur des représentants de l’ONU, et pourtant ni riposte ni sanctions ne sont envisagées. Au contraire, la décision de retrait des membres de l’ONU, même si elle a une base objective, en raison de l’agression des troupes sionistes, va faciliter l’objectif réel d’Israël de terroriser et d’exterminer la population civile palestinienne, et d’écraser la résistance armée anticolonialiste. En quoi le militarisme israélien se trompe, car nulle force au monde ne pourra éradiquer la résistance et vaincre l’aspiration des Palestiniens à vivre libres !
La proposition de cessez-le-feu de l’Egypte, soutenue par SARKOZY, les États-Unis, l’Autorité palestinienne… et Israël, n’était qu’un leurre pour donner du temps aux agresseurs. Une fois de plus, les autorités de Tel-Aviv ont trompé l’opinion internationale, brandissant le rameau de la paix pour réaliser leurs objectifs militaristes.
Certains dirigeants, dont le président SARKOZY, ou le PS, renvoient dos à dos agresseurs et agressés en parlant des tirs de roquettes du Hamas, propos mensongers scandaleusement relayés par les médias télévisés en France. Mais qui a rompu la trêve, sinon Israël, qui a exécuté cinq dirigeants du Hamas, entraînant la riposte par ces mêmes tirs de roquettes ?
La guerre actuelle ne saurait en effet régler un conflit de près de 60 ans. Plus de deux décennies après les promesses du Sommet de Madrid ou les accords d’Oslo, rien n’est réglé sur le fond. L’opinion démocratique internationale doit se mobiliser pour que justice soit faite au peuple palestinien.
Rappelons que la sécurité des peuples de la région, y compris du peuple israélien, ne sera assurée que par la reconnaissance du droit du peuple palestinien à son État, à sa vie indépendante. Il faut exiger la mise en application immédiate et sans condition des résolutions de l'assemblée générale de l'ONU de 1967, que les États-Unis ont empêchée, par leur veto au Conseil de sécurité, avec la complicité honteuse de la France et de la Grande-Bretagne depuis lors.
L’heure est à la solidarité active et à la mobilisation militante.
L’URCF appelle à participer à toutes les manifestations de solidarité avec le peuple palestinien, à faire grandir l’exigence, en France et dans le monde, d’aides d’urgences pour la population civile et les blessés, de retrait immédiat des troupes sionistes d’occupation à Gaza ! L’appel au boycott des produits d’Israël est également une initiative de réaction populaire contre l’insupportable crime qui se commet à Gaza.
À l’aube de 2009, l’URCF estime qu’il n’y aura pas de paix durable au Proche et Moyen-Orient tant que justice n’aura pas été accordée au peuple de Palestine, traduisant son droit devenu plus nécessaire que jamais à un État indépendant, pacifique, libre, de Palestine avec Al Qods pour capitale !
ÉCHOS DES LUTTES DANS LES FÉDÉRATIONS
Le Nord mobilise pour la Palestine.
Une manifestation spontanée rassemblant 3 000 personnes s'est tenue à Lille, le dimanche 28 décembre 2008, suite au carnage perpétré par l'armée sioniste à Gaza. Des organisations et des militants ont lancé, par Internet, téléphone et SMS, l'appel à manifester, au lendemain du déclenchement du sinistre ballet de la mort sur l'étroite bande de Gaza. Le cortège était composé majoritairement de jeunes gens d'origine arabe, pour qui la cause palestinienne est une cause sacrée. Le calme et la dignité imprégnaient la manifestation. Les organisateurs ont appelé à la poursuite et l'amplification de la mobilisation pour arrêter au plus vite le massacre, les souffrances et les malheurs qui martyrisent le peuple palestinien. Le lundi 29 décembre, la ville de Roubaix a pris le relais de la mobilisation, mais avec nettement moins de monde. Le mardi 30 décembre, c'est Villeneuve d'Ascq qui s'est mobilisée avec plus de succès : plus de 400 personnes. Le vendredi 2 janvier 2009, Arras a suivi le mouvement. On peut noter les encouragements de certains passants à la vue des défilés ; et pour clore la semaine, plus de 5 000 personnes ont défilé le samedi 3 janvier 2009 à Lille. Les consulats du Maroc et d'Algérie ont été très justement hués et conspués par les manifestants qui reprochaient la passivité et le silence de ces deux États face aux massacres de leurs frères palestiniens. Le soutien à la Palestine naît et grandit à la vue des massacres quotidiens. Ce martyr n'est pas qu'une litanie sanglante, il ne peut se réduire aux souffrances et aux malheurs, il est aussi "la terre qui irrigue" la hardiesse, le caractère et la noblesse d'esprit avec lesquels le peuple palestinien mène sa lutte de libération nationale et sociale.
Fédé du Rhône
Jeudi 20 novembre 2008. Des exemplaires d’Intervention Communiste ont été vendus, par les militants du Rhône de l’URCF, à la manifestation de défense de l’Éducation Nationale, qui partait de la Place Gabriel PÉRI à Lyon, pour se rendre au Rectorat avant de rejoindre la Place Bellecour. Il y avait environ, 8 000 manifestants aux cotés des syndicats de l’enseignement ; on notait la présence des étudiants de l’IUFM de Lyon, des étudiants avec la FSE et l’UNEF, des lycéens de la FIDL et de nos camarades JCML du Rhône.
Samedi 22 novembre 2008.
Les usagers et les travailleurs de la Poste, ont manifesté pour le maintien d’un véritable service public. Comme toujours, les militants du Rhône de l’URCF étaient présents, et y ont diffusé le tract sur la Poste.
Fédé de l’Aude
Dans l’Aude, les conséquences de la crise se font déjà durement ressentir dans la classe ouvrière. Les redressements et liquidations judiciaires (qui engraissent au passage les actionnaires) se multiplient dans un département champion des TPE (très petites entreprises), avec leur cortège de licenciements. Les agressions patronales contre les travailleurs se font plus nombreuses. La permanence juridique du syndicat ne désemplit pas. Des patrons tentent même d’imposer des congés sans soldes pour stopper la production.
La jeune Fédération URCF de l’Aude (un an) gagne en reconnaissance et sympathie. Cet hiver, de nouveaux abonnements ont été réalisés à Intervention Communiste, des écussons soviétiques, des journaux ont été vendus, et du matériel de propagande commandé. L’unification du mouvement communiste (CNU-MCF) suscite de plus intenses discussions. D’emblée, des militants ouvriers sont demandeurs d’informations sur la création d’une seule organisation communiste (marxiste-léniniste) en France et questionnent fraternellement mais fermement sur les autres organisations qui se réclament du marxisme-léninisme. Même si tout cela reste insuffisant, de quoi encourager tout de même pour 2009 les militants audois de l’URCF dans leur travail.
Fédé du Val d’Oise
La fédé du Val d’Oise a participé et en partie organisé une manifestation du collectif Val d’Oisien de défense de la Poste, contre la privatisation annoncée de ce service public. La manifestation s’est tenue, en présence de plusieurs organisations politiques et syndicales, jusque sur le parvis de la préfecture de Cergy. L’URCF Val-d’Oise formait le gros de la délégation. À noter, pour la petite histoire, la présence de quelques élus socialistes, qui avaient pourtant voté pour le Traité de Lisbonne et bien amorcé, avec le ministre Paul QUILÈS, un début de démantèlement de la Poste lorsqu’ils étaient au pouvoir.
3è CONGRÈS DE L’URCF SOUSCRIPTION NATIONALE
L'URCF appelle tous ses militants et symphatisants à verser à la souscription ouverte pour son troisième Congrès, afin de lui donner les moyens financiers d’intensifier son action au sein de la classe ouvrière, de diffuser plus massivement Intervention Communiste, et de créer des cellules nouvelles.
Les versements sont à envoyer à l’adresse suivante : Les amis d’Oulianov,
BP 40084, 75862 Paris CEDEX 18. (Chèque au nom des Amis d’Oulianov).retour au sommaire