Travailleurs de l’Education, de la Poste, du public et du privé, résistons ensemble contre la casse des emplois, des services publics, pour nos salaires et nos droits démocratiques !

 

 

L’URCF salue tous les travailleurs et les jeunes qui se mobilisent, ce mardi 24 novembre 2009, pour la défense de l’Education nationale et de la Poste.

 

Depuis des décennies, les services publics subissent les attaques du pouvoir, qui cherche à satisfaire les intérêts de l’oligarchie financière au détriment des besoins vitaux de la population. Les économies ainsi réalisées, surtout sur le dos des couches les plus modestes, permettent aujourd’hui de faire payer aux travailleurs une crise dont seuls sont responsables les capitalistes.

 

Plusieurs chemins vers un seul but : la loi du profit maximum

Qu’elle soit rampante - comme à la Poste, à la SNCF ou dans l’Education - ou plus brutale - comme à GDF ou à France Télécom -, la privatisation des services publics résulte de processus multiples adaptés aux spécificités de chaque secteur : résistance des populations et des personnels, difficultés techniques propres, etc. Mais ces processus répondent tous à un même objectif :  soumettre des « services » à la marchan-disation pour livrer à l’appétit de la grande finance ces nouveaux produits que l’usager devenu client devra payer au prix fort.

Pour ce faire, l’État capitaliste utilise d’abord l’asphyxie financière qui empêche les agents d’accomplir leurs missions, puis impose la loi de la rentabilité, en fixant des ratios et des «critères de performance», concoctés par des technocrates payés pour planifier la casse ; critères qui évidemment, ne seront pas atteints, ce qui justifiera une nouvelle «réforme», et ainsi de suite jusqu’à la privatisation complète de ce secteur.

Il n’y a plus qu’à faire appel aux investisseurs privés en leur ouvrant le capital, l’État restant un temps majoritaire, pour ensuite céder la plus grosse partie de ses parts au privé.

 

Poste, éducation, Fonction publique, santé, dans le collimateur sarkozyste

Sous le règne sarkozyste, les attaques redoublent, y compris contre des services vitaux, comme la santé, la poste, l’éducation. Dans ces trois secteurs, la «Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP)», lancée par Sarkozy en juillet 2007, prévoit la suppression de 160 000 emplois publics dans les 3 ans à venir. Ces mesures s’inscrivent dans le droit fil des directives de l’Union Européenne, qui mettent en oeuvre la «Stratégie de Lisbonne» approuvée en 2001 par Chirac et Jospin.

A la Poste, la casse du service s’est accélérée depuis l’an 2000 : 40000 emplois ont déjà été supprimés en 5 ans ; de nombreux bureaux de poste ont été supprimés, malgré la résistance des populations ; la libéralisation du courrier est prévue pour 2011, servant de prétexte à la transformation de la Poste en « Société Anonyme » avec ouverture du capital. La transformation de la Poste en Banque a été le fer de lance de ce processus de privatisation. Or, le succès de la votation citoyenne organisée en septembre, a montré l’attachement de l’ensemble de la population à ce service public.

L’Éducation nationale, quant à elle, subit une accélération sans précédent des attaques portées contre l’école publique, répondant aux objectifs des « processus de Lisbonne et de Bologne » : parachever la mise en place d’un système scolaire fondé sur la rentabilité financière, où les calculs marchands deviennent la règle de gestion ; adapter les futurs travailleurs aux besoins du Capital, en développant uniquement les «savoir-faire utiles», au détriment du savoir. Les suppressions de postes justifient une avalanche de contre-réformes qui organisent la mainmise des monopoles sur le système éducatif, la sphère privée gagnant du terrain à chaque étape et à chaque niveau scolaire, de la maternelle à l’université.

Dernière opération en date, réalisée cet été par le pouvoir capitaliste, pour tenter de porter un coup fatal à la Fonction publique : la loi dite « de mobilité professionnelle », adoptée le 24 juillet, sous couvert de mobilité contrainte pour les agents et de souplesse de gestion pour les employeurs publics, est conçue en fait pour réaffecter, c’est-à-dire pouvoir licencier les agents dont les emplois ou les missions auront été supprimés par la RGPP.

 

Défendre les services publics : urgence de la lutte et perspectives politiques

L’analyse de la situation montre les dégradations subies par tous les usagers et principalement par les travailleurs, en matière de tarifs, de sécurité et de garanties.

La casse progressive des services publics est un facteur indéniable d’aggravation de la paupérisation et des inégalités.

C’est pourquoi l’URCF, dont les militants sont actifs dans les luttes, appelle à la résistance,  en créant des comités de lutte dans les quartiers, les villages, regroupant les usagers et les salariés des entreprises publiques ; en s’appuyant si possible sur les collectifs de défense déjà en place, pour organiser l’action exprimant le mécontentement populaire, lors de chaque attaque visant à remettre en cause un service public. Des exemples récents montrent que ces projets néfastes peuvent être mis en échec. Il faut initier des combats tous azimuts pour sauvegarder les services publics qui sont le cadre le mieux adapté pour satisfaire les besoins urgents.

Non seulement les monopoles n’ont pas investi un sou dans les services publics, mais ils s’emparent, par un véritable vol, de ce qui a été financé par l’argent public.

Au-delà de ces combats urgents, l’URCF appelle aussi à se battre pour la création de pôles de services publics, passant par la voie de la renationalisation des secteurs privatisés et la nationalisation sans indemnités des monopoles privés occupant un même pôle. Mais nous le savons : l’État capitaliste est loin d’être «un bouclier», et il ne l’a pas été au temps des nationalisations. Il est l’expression de la domination de la classe monopoliste.

Seul le socialisme, brisant l’État capitaliste, apportera le bien-être à tous, grâce à la propriété collective des moyens de production, d’échange, d’information, entraînant la disparition progressive de l’exploitation capitaliste du travail humain.

 

                  L’URCF – novembre 2009

 

                  L’URCF – novembre 2009
 
[ Accueil ] [ Tracts ] [ Spécial 1er mai 2O1O ] [ 23 mars: RESISTANCE! ] [ Régionales : Construisons l'alternative  anticapitaliste ] [ TOTAL ] [ Poste et Education Nationale ] [ Tract HUMA 2009 ] [ Préparer les luttes victorieuses ] [ Elections européennes ] [ 1ER MAI 2009 ] [ ENSEIGNANTS ] [ 29 JANVIER TOUS ENSEMBLE ] [ GAZA, comme le ghetto de Varsovie ] [ PALESTINE: SOLIDARITE ANTI IMPERIALISTE  ] [ Pour sauver l école publique ] [ les raisons de la colère ] [ Défendre les Services Publics pour satisfaire les besoins ] [ La xénophobie d'Etat idéologie  officielle du capital ] [ Droit à la retraite à 60 ans! ] [ Parents enseignants tous ensemble pour défendre ] [ HAUSSE GENERALE DES PENSIONS! ] [ Résistance populaire contre l'UE ] [ A attaque globale, riposte globale ] [ 18 octobre ] [ NON AUX FRANCHISES MEDICALES ] [ Contre sarkozy : pas de vieilles recettes réformistes ] [ Attaque générale contre le droit de Grève ] [ Contre la France des Richards, classe contre classe ] [ RENAULT LE MANS SOLIDARITE ] [ Présidentielle ] [ RENAULT ACI solidarité de classe ] [ PSA AULNAY ] [ Secteurs publics ] [ Palestine ] [ Ni libéralisme (UMP) ni social-libéralisme (PS) ] [ GDF: Battons-nous pour GDF100%public ] [ Solidarité Liban Palestine ] [ NON A LA FUSION GDF SUEZ ] [ RECONQUERIR LA RETRAITE A 60 ANS  ] [ Non à la loi IMMIGRATION/INTEGRATION ]
Site créé avec ThunderSite