Les grèves nationales des 29 janvier et 19 mars ont été suivies de grandes mobilisations avec pour enjeu vital de faire payer la crise du capitalisme par ses fauteurs : les banquiers et les monopolistes.
Ces grands mouvements ont été trahis par la stratégie des directions syndicales visant à espacer le plus possible les actions pour ne pas politiser les grèves en refusant ainsi toute globalisation des luttes, toute grève continue sur la base d’une plate-forme nationale revendicative.
Les luttes radicales et grèves locales contre les fermetures et licenciements n’ont rencontré ni véritable soutien ni action nationale de solidarité.
Les résultats sont là : poursuite de la politique sarkozyste de destruction des conquêtes sociales, de baisse des salaires, chômage aggravé avec 1 million de privés d’emplois en plus.
La politique décide de tout !
L’histoire nous enseigne que les grandes luttes ont occasionné des victoires quand la CGT avait une orientation de luttes de classes, quand existait un véritable parti communiste agissant contre le capitalisme.
Le réformisme et la social-démocratisation ont fait dévier ces organisations de leur identité.
Il faut reconstruire notre centrale de masse et de classe, faire renaître un parti ouvrier, communiste, marxiste-léniniste.
Les élections européennes montrent la fracture politique entre pays représenté et pays réel.
70 % de la classe ouvrière s’est abstenue dimanche parce qu’elle sait qu’elle n’a rien à attendre de la réaction autoritariste d’un Sarkozy ou du social-libéralisme du PS, ni même de ceux qui « à gauche » rêvent de faire l’UE autrement.
Les travailleurs doivent forger leurs organisations syndicale et politique pour combattre le capitalisme pas seulement par le verbe mais par les luttes de classes révolutionnaires conduisant au socialisme, seule alternative de progrès au capitalisme.
Pour l’auto-organisation des travailleurs
Nos revendications fondamentales n’étant toujours pas satisfaites, il faut renouer avec les luttes, tirer les leçons pour un automne victorieux. Sauf à prôner l’aveuglement, on ne peut plus s’en remettre aux Etats-majors de la résignation ou de l’accompagnement, aux professionnels de la concertation stérile.
Quand la bureaucratie devient un obstacle majeur, il faut la contourner et la défier. La renaissance du véritable syndicalisme se situe au cœur des entreprises. Là où des grèves se déclenchent, les syndicalistes de base, les comités de grève doivent se rencontrer, échanger, se fédérer, construire ensemble la plate-forme revendicative et le front de luttes centré comme le LKP sur l’unité de combat la plus large, la solidarité de classe, les convergences avec la population.
C’est la voie qui nous sortira des défaites à répétition et imposera des reculs au capital et au pouvoir.
· Hausse générale des salaires de 300 euros
· SMIC à 1 600 euros
· Interdiction des licenciements
· Nationalisation des entreprises casseuses d’emplois
· Abrogation des réformes : Pécresse, Darcos et Bachelot.
· Arrêt des privatisations
· Arrêt des suppressions d’emplois publics
L’URCF le 13 juin 2009